Edouard Barthe

1882 - 1949

Informations générales
  • Né le 26 mai 1882 à Béziers (Hérault - France)
  • Décédé le 25 juillet 1949 à Paris (Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Hérault
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Hérault
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Hérault
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Hérault
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Hérault
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Hérault
Groupe
Parti socialiste de France
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Hérault
Groupe
Union socialiste et républicaine

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 7 novembre 1948 au 25 juillet 1949

Biographies

Né à Béziers (Hérault) le 26 mai 1882, mort à Paris le 25 juillet 1949.

Député de l'Hérault de 1910 à 1940.


Sénateur de l'Hérault de 1948 à 1949.

Pensionnaire dès l'âge de 7 ans, Edouard Barthe a fait ses études au collège de Pézenas, puis à la faculté de pharmacie de Montpellier. Nommé interne des hôpitaux de Montpellier en 1904, diplômé pharmacien en 1906, il s'installa à Sète la même année et épousa Mlle Blanche Hermet.

Le 24 avril 1910, Edouard Barthe se présente aux élections législatives dans l'Hérault (deuxième circonscription de Béziers). Dès le premier tour, il triomphe du député sortant, M. Augé, par 9.554 voix contre 8.142. C'est le début d'une carrière politique féconde et tranquille, qui sera consacrée essentiellement à la défense et à l'organisation de la viticulture. Membre des Commissions des douanes et des boissons, Edouard Barthe intervient à plusieurs reprises en faveur des sinistrés de son département et dans les débats relatifs aux régimes douaniers des vins tunisiens et marocains, à la répression des fraudes, au fonctionnement des caisses de crédit agricole.

Réélu le 26 avril 1914, à une très forte majorité au premier tour de scrutin, il s'engage dans le Génie lorsque la guerre éclate. Il est ensuite réformé. De nombreuses propositions de loi portant sa signature témoignent de l'attention avec laquelle il continue à suivre les problèmes dont il va devenir le spécialiste incontesté : réforme des entrepôts des douanes, organisation du commerce d'exportation, création d'un monopole de la fabrication de l'alcool, suppression des taxes d'octroi, réglementation de la profession de courtier en vin, etc.

Le 16 novembre 1919, à la tête d'une liste d'union socialiste de défense des combattants et d'action économique, Edouard Barthe obtient 32.769 suffrages.

Le 11 mai 1924. candidat principal du Cartel des Gauches, il en obtient 73.192 et fait élire avec lui tous ses colistiers.

Négligeant les ambitions ministérielles auxquelles sa forte position politique lui permettrait de prétendre, il devient président de la Commission des boissons. Il présidera, également la Commission interministérielle de la viticulture, le Comité national de propagande en faveur du vin, la Fédération nationale des stations uvales, le Conseil supérieur des alcools, l'Institut national des appellations d'origine, la Ligue des moyens et petits viticulteurs, et - couronnement de ses efforts - l'Office international du vin.

Ces fonctions ne sont pas purement honorifiques ; bien au contraire, elles impliquent pour leur titulaire de lourdes charges et l'amènent à remplir des missions de conciliation délicates: lorsque des conflits opposent les viticulteurs du Midi à leurs concurrents d'Afrique du Nord, les betteraviers de la métropole aux producteurs d'outre-mer, lorsque l'affaire du contingentement des rhums provoque des émeutes à la Martinique, c'est à lui que l'on fait appel pour rendre un arbitrage et apaiser les passions. L'accord de Béziers, qui établit un équilibre des productions de base du Nord et du Midi (betterave, cidre, vin) est signé sous son impulsion, et il n'est guère de loi ou de réglementation concernant la viticulture à laquelle il n'ait, de 1919 à 1940, efficacement contribué. Citons notamment les grandes lois du 19 avril 1930, du 4 juillet 1931 et du 8 juillet 1933 sur la viticulture et le commerce des vins.

Mais son activité ne se limite pas à ces problèmes. En 1924, ses collègues du groupe de l'Union socialiste et républicaine l'ont présenté comme candidat à la questure. Il est élu et restera questeur jusqu'à la mise en congé des Chambres sous le régime de Vichy. Il fait partie, au cours des législatures successives, (il est en effet réélu aux élections générales des 22 avril 1928, 1er mai 1932, et 26 avril 1936), de plusieurs Commissions : agriculture, douanes, règlement, mines, et intervient dans de nombreux débats: sur la profession de pharmacien, le statut des coopératives agricoles, le régime du blé, l'organisation du crédit agricole mutuel, le travail dans les mines, et la création de l'office national des combustibles liquides dont il sera nommé président. Il exerce des fonctions locales : conseiller général du canton de Saint-Gervais, il a été élu maire de Montblanc en 1925, et le restera jusqu'en 1949. Enfin, il collabore régulièrement à plusieurs journaux : Le Petit méridional de Montpellier, la Dépêche de Toulouse, l'Action viticole, le Journal du commerce. En 1940, ses fonctions de questeur l'amènent à organiser, en plein accord avec le Gouvernement, le départ des parlementaires sur le bateau Massilia. Il s'aperçoit bientôt que, sous prétexte de mettre la représentation nationale à l'abri de l'ennemi, les partisans du nouveau régime ont ainsi voulu éliminer leurs adversaires. Avec Edouard Herriot, il proteste vigoureusement. Son attitude lui vaudra d'être interné à Vals en 1942.

Après la libération, Edouard Barthe reprend son activité politique. Il est élu le 7 novembre 1948 au Conseil de la République et s'inscrit au groupe du R.G.R. et de la gauche démocratique. La sympathie unanime de ses collègues le porte à la questure.

Mais il n'aura guère le temps d'exercer ses fonctions : le 25 juillet 1949, il meurt à Paris, après une brève maladie.

On doit à Edouard Barthe, outre de nombreux articles, deux ouvrages : Le Comité des forges contre la Nation et La ténébreuse affaire du Massilia.




Né le 26 mai 1882 à Béziers (Hérault)

Décédé le 25 juillet 1949 à Paris

Député de l'Hérault de 1910 à 1942

Sénateur de l'Hérault de 1948 à 1949

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, pp. 474-475)

Renouant avec la vie politique nationale en 1948, Edouard Barthe se présente comme candidat individuel sous l'étiquette républicain socialiste aux sénatoriales du 7 novembre dans l'Hérault ; il est élu au deuxième tour avec 421 voix sur 1 012 suffrages exprimés.

Au Conseil de la République, il s'inscrit au groupe du Rassemblement des gauches et de la gauche démocratique. Elu questeur le 25 novembre 1948, son élection est vainement contestée par le groupe socialiste du fait de son attitude qui aurait été trop conciliante envers le régime de Vichy.

Durant son bref mandat sénatorial - la maladie le terrasse brutalement en juillet 1949 - il défend avec fougue les intérêts de son département, particulièrement dans le domaine viticole.

Ainsi dépose-t-il en 1949 trois propositions de résolution visant à restaurer la liberté de vente des alcools dénaturés à usages ménagers et industriels ; à faire appliquer strictement le statut viticole ; et à instaurer un secours d'urgence pour les populations de l'Hérault sinistrées par la grêle. Il intervient en séance publique lors d'un débat sur la production viticole, ainsi que sur le statut viticole.

Au nom de la Commission du ravitaillement, il est rapporteur pour avis du projet de loi portant création d'un budget annexe des prestations familiales agricoles.

Il intervient enfin en juin 1949 dans un débat portant sur diverses dispositions d'ordre économique, en faveur de l'abaissement des droits de régie.