Georges, Eugène, Germain Barthélemy

1897 - 1944

Informations générales
  • Né le 15 juin 1897 à Béziers (Hérault - France)
  • Décédé le 10 juillet 1944 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Seine
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Seine
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né à Béziers (Hérault) le 5 juin 1897, mort à Paris, le 10 juillet 1944.

Député de la Seine de 1932 à 1940.

Fils d'un négociant de Béziers, Georges Barthélémy n'avait pas encore achevé ses études secondaires lorsque éclata la première guerre mondiale. Le 15 juin 1915, âgé de 18 ans, il partait comme engagé volontaire. Blessé en 1917, réformé à 60 %, il refusa néanmoins de revenir à l'arrière et demanda à entrer dans l'aviation. Cette brillante conduite lui valut la médaille militaire, une citation à l'ordre de la division, la croix de guerre avec étoile d'argent, et la croix du combattant volontaire.

Démobilisé, il entra dans une banque où ses activités syndicales le mirent en contact avec les milieux politiques. Secrétaire du sénateur socialiste de la Seine, Voisin, il se présenta en 1929 aux élections municipales à Puteaux, sur une liste S.F.I.O. A peine élu, il était nommé adjoint, puis maire en avril 1930, à la suite du décès de son prédécesseur. Le 15 juin 1930, il devenait conseiller général de la Seine.

Deux ans plus tard, encouragé par ces succès, Georges Barthélémy se porte candidat aux élections générales des 1" et 8 mai 1932. Il a affaire à forte partie : son adversaire est le leader communiste André Marty. Au premier tour, Barthélémy arrive en tête, avec 9.125 voix, contre 7.433 à son concurrent. Au second tour, il en recueille 10.887 et est déclaré élu, tandis qu'André Marty n'obtient que 7.738 voix.

A la Chambre, la Commission de l'administration générale et de l'hygiène, puis celle du Suffrage universel accueillent tour à tour, le jeune député. Sa qualité de socialiste, ses fonctions de maire le désignent tout naturellement pour traiter des questions sociales et municipales. Il dépose plusieurs propositions de loi sur l'amnistie, la retraite des personnels ouvriers des établissements industriels de l'Etat, le fonctionnement des pharmacies mutualistes, et manifeste une vigilance particulière à l'égard des problèmes posés par l'extension du chômage. C'est ainsi qu'il interpelle à deux reprises Je Gouvernement sur des mesures de lock-out prises aux usines Blériot et Citroën. Son principal souci est d'obtenir la création d'un Fonds national de chômage ; il estime en effet que, si les communes ont le devoir de veiller elles-mêmes à la défense de leurs chômeurs, elles ne peuvent pas assurer seules le financement des allocations indispensables. Aux élections des 26 avril et 3 mai 1936, Georges Barthélémy est réélu, au deuxième tour de scrutin, par 12.601 voix sur 16.670 votants. Son intérêt s'étend alors à des domaines qu'il n'avait pas ou guère abordés jusque là à la Chambre. Membre de la Commission des finances, il est désigné pour rapporter le Budget de l'Education physique (Sports et Loisirs), et s'acquitte de cette tâche avec constance de 1937 à 1940.

Membre de la Commission du suffrage universel, qui a fait de lui son vice-président, il intervient dans les controverses sur la réforme du mode de scrutin en déposant une proposition de loi relative à la représentation proportionnelle. Lors que la Chambre se saisit de cette question, en 1939, il participe activement aux débats.

Mais c'est surtout au cours de la session ordinaire de 1940, qu'il a l'occasion de jouer un rôle de premier plan. Responsable d'une grande ville ouvrière, profondément convaincu, depuis les premières heures de sa vie politique, de la nécessité de lutter contre le communisme, il est nommé rapporteur du projet de loi relatif à la déchéance de certains élus. Il soutient avec vigueur la thèse de la Commission, en demandant la déchéance pour les députés communistes qui ne se seraient pas explicitement désolidarisés de leur parti avant le 1er octobre 1939. Tout naturellement, lorsque vient en discussion quelques mois plus tard, la proposition de résolution relative à l'application de la loi du 20 janvier 1940, Georges Barthélémy occupe à nouveau le poste de rapporteur. C'est à lui, pour la plus grande part, qu'échoit la mission délicate de distinguer parmi les parlementaires visés, ceux qui seront déchus et ceux dont le comportement justifie une mesure d'indulgence.

Avant l'armistice, le 15 juin 1940, le préfet lui retire ses fonctions de maire de Puteaux. Mais il est réintégré un mois plus tard, le 28 juillet 1940, sur l'ordre du gouvernement de Vichy. Pendant les quatre années qui suivent, il se consacre entièrement à l'administration de sa ville, pour laquelle il avait déjà beaucoup fait avant la guerre. On lui doit notamment la construction d'un hôtel de ville où sont centralisés tous les services municipaux, de plusieurs écoles, d'une piscine et de terrains de sports ,d'un hôpital, d'une crèche, d'une maternité et l'agrandissement de la gare des voyageurs. Les responsabilités qu'il avait assumées en 1940, l'ardeur avec laquelle il menait la lutte anti-communiste, l'importance de ses fonctions sous le régime de Vichy, ont valu à Georges Barthélémy beaucoup d'ennemis.

Quoiqu'il s'efforce d'aider par de fausses cartes d'identité ou d'alimentation, les personnes menacées par l'occupant, il est taxé de « collaborateur ».

Le 10 juillet 1944, à 9 h. 15 alors qu'il arrive à la mairie, deux inconnus descendus d'une voiture tirent sur lui une rafale de mitraillette.

Transporté aussitôt à l'hôpital Marmot-tan, Georges Barthélémy y décède une heure plus tard, laissant une veuve et deux filles, nées en 1930 et 1934.




Né le 5 juin 1897 à Béziers (Hérault) Décédé le 10 juillet 1944 à Paris

Député de la Seine de 1932 à 1942

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, pp. 476 et 477)

Après son vote favorable au projet de loi constitutionnelle du 10 juillet 1940, Georges Barthélémy est réintégré dans ses fonctions de maire de Puteaux, le 28 juillet.

Nommé membre du Conseil national de Vichy en janvier 1941, fidèle au nouveau régime, il prend une part active à la lutte anti-communiste.

Le 10 juillet 1944, alors que le maire de Puteaux se rend à l'Hôtel de ville deux inconnus descendus d'une voiture l'abattent d'une rafale de mitraillette.