Henri Michel

1857 - 1930

Informations générales
  • Né le 27 janvier 1857 à Lambesc (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 19 juin 1930 à Charenton-le-pont (France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Bouches-du-Rhône
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Gauche radicale-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Basses-Alpes
Groupe
Radical et radical-socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1910 au 1er janvier 1921

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 27 janvier 1857 à Lambesc (Bouches-du-Rhône), mort le 19 juin 1930 à Charenton-le-Pont (Seine).

Député des Bouches-du-Rhône de 1898 à 1910.
Sénateur des Basses-Alpes de 1910 à 1921.
Député des Basses-Alpes de 1924 à 1928.

Qui eût pu prédire à Henri-Michel, fils d'humbles boulangers d'une petite localité des Bouches-du-Rhône, une carrière parlementaire de vingt-sept ans ? Il entre dans la vie armé d'une licence ès lettres et d'une licence en droit, ce qui, professionnellement, lui ouvre deux voies : c'est ainsi qu'on le trouve tour à tour professeur au lycée d'Avignon et avocat près la Cour d'appel de Paris. Cependant, ni l'Université, ni le Palais ne lui offre les horizons dont il a besoin. La vie publique, il l'aborde par la voie du journalisme. Il écrit dans de nombreux journaux ou revues : Le Petit Provençal, Le Journal, Le Rappel, La Lanterne, le Radical, etc...

Les électeurs de l'arrondissement d'Arles vont lui donner, le 22 mai 1898, une autre tribune : celle de la Chambre. Par 11:409 voix contre 8.789 au comte du Terray, conservateur, sur 20.364 votants, il emporte le siège, en remplacement de Lagnel, député sortant radical qui ne se représentait pas. Le 17 novembre de la même année, il est nommé membre de la commission de la marine.

Le 11 mai 1902, il est réélu au second tour par 10.430 voix sur 10.985 votants. S'il reste membre de la commission de la marine, il siège également à la commission des crédits, à la commission du travail, à la commission d'enquête sur les établissements de bienfaisance privés et de l'Etat.

C'est encore au second tour qu'en 1906 il est réélu par 11.159 voix contre 7.213 à M. André, sur 18.753 votants. En 1910, il est battu par M. Sixte-Quenin, socialiste unifié, ne recueillant que 7.951 suffrages contre 10.040 à son adversaire.

Son activité à la Chambre est incessante et multiple.

Il se manifeste d'abord en tant que rapporteur de la commission de la marine au nom de laquelle il a l'occasion de présenter plusieurs rapports.

Membre du conseil supérieur des sociétés de secours mutuel et du conseil supérieur du travail, il est au fait des grandes questions sociales.

Il dépose une proposition de loi tendant à créer une caisse de solidarité nationale, une autre relative à l'apprentissage - c'est un thème qui reviendra comme un leitmotiv tout au long de sa carrière parlementaire - une autre sur la réduction des tarifs postaux, une autre encore sur les retraites ouvrières et paysannes.

La grande politique l'attire et il sait prendre à l'occasion ses responsabilités. C'est ainsi qu'en 1899 il dépose une motion tendant à l'affichage du discours prononcé par Waldeck-Rousseau, président du Conseil, en réponse à diverses interpellations sur la politique agricole du gouvernement. Membre de l'extrême gauche radicale-socialiste, il vote en faveur de la politique générale du gouvernement Combes et pour la séparation des Eglises et de l'Etat.

Il n'oublie pas non plus qu'il est député des Bouches-du-Rhône et, à ce titre, s'intéresse plus particulièrement aux travaux d'établissement d'un canal de Marseille au Rhône, à l'exécution et à l'amélioration de voies navigables et de ports, à la réglementation concernant les eaux de la Durance, aux victimes de catastrophes locales.

Son retrait de la vie politique ne sera cependant que de courte durée car, le 28 août 1910 - quelques mois après son échec aux élections législatives - il se présente aux élections sénatoriales. Candidat cette fois dans les Basses-Alpes, en remplacement de Defarge, décédé, il est élu au second tour par 261 voix contre 135 à Malon. Il y est réélu le 7 janvier 1912 par 254 voix sur 416 votants et il siège au sein du groupe de la gauche démocratique. Vice-président du comité exécutif du parti républicain radical et radical-socialiste, il est membre de la commission supérieure des Halles centrales de Paris.

A la Haute Assemblée, il est rapporteur du budget de la Justice, rapporteur et président de la commission de l'apprentissage et de l'enseignement technique et professionnel, vice-président de la commission de la marine et président de la commission de l'énergie électrique. C'est dire qu'il défendra à la tribune du Sénat les mêmes causes qu'à la Chambre : la marine et la défense nationale, la pêche, l'enseignement technique, industriel et commercial.

Il n'est pas réélu le 9 janvier 1921, époque à laquelle il est élu pour quatre ans délégué du Dahomey au conseil supérieur des colonies.

Le 11 mai 1924, il tente de nouveau sa chance à la Chambre. Il est élu député des Basses-Alpes à la majorité absolue par 12.268 voix sur 23.708 votants, en tête de la liste du cartel des gauches. Président du comité exécutif du parti radical et radical-socialiste, il est inscrit au groupe radical. Membre de la commission de l'Algérie, des colonies et des protectorats, il est vice-président de la commission de la marine. Au nom de la première, il présente un rapport sur le projet de loi portant création d'une banque d'émission à Madagascar et un avis sur le projet de loi relatif à l'Exposition coloniale internationale de Paris, qui devait se tenir dans le bois de Vincennes en 1931.

En avril 1928, il ne se représenta pas. Il mourut à Charenton, âgé de 73 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur, officier d'académie, titulaire de la médaille d'or de la mutualité.