Edouard, Marius, Joseph Moncelle

1879 - 1962

Informations générales
  • Né le 12 septembre 1879 à Metz (Moselle - France)
  • Décédé le 14 janvier 1962 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Moselle
Groupe
Union républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Moselle
Groupe
Union républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Moselle
Groupe
Députés du centre républicain
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Moselle
Groupe
Indépendants républicains

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 12 septembre 1879 à Metz (Moselle). Député de la Moselle de 1924 à 1942.

Né d'une famille lorraine dont les origines agricoles remontent à 1700, Edouard Moncelle, ingénieur des arts et métiers, a fait la guerre de 1914-1918 comme capitaine d'un régiment de spahis, puis a fait partie de l'état-major du général Foch.

Conseiller général de Metz à partir de 1919, il s'intéresse tout spécialement aux questions agricoles et devient président de la caisse départementale des mutuelles bétail et administrateur du Crédit agricole.

Il est élu député pour la première fois le 11 mai 1924 sur la liste de Robert Schuman qui obtient la majorité absolue des suffrages pour cinq candidats sur huit, avec 57.405 voix sur 137.994 inscrits et 113.434 suffrages exprimés. Cette liste d'union républicaine lorraine s'inspire de la politique de Poincaré et Tardieu, politique d'ordre, de travail, de sécurité et de paix religieuse.

A la Chambre des députés, Edouard Moncelle s'inscrit au groupe d'union républicaine démocratique et devient membre de la commission des mines et de la force motrice, de la commission des travaux publics et des moyens de communication, au nom desquelles il rapporte un certain nombre de propositions de loi et de projets de loi ; notamment ceux relatifs à la canalisation de la Moselle entre Metz et Thionville - projet qui aboutira en juin 1925 - à la déclaration d'utilité publique d'un certain nombre de lignes ferroviaires ou à la reconstitution de routes et chemins dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.

Durant ce premier mandat législatif, il prend part à la discussion des projets de budget des années 1925, 1926, 1927 et 1928 et de divers projets de loi, en particulier des projets de loi instituant des mesures exceptionnelles destinées à assurer l'équilibre de la trésorerie, modifiant la législation sur les accidents du travail et sur les accidents d'automobile ou relatifs au régime de retraite du personnel des grands réseaux de chemin de fer.

Il est réélu député de la 1re circonscription de Metz au second tour, le 22 avril 1928 (par 8209 voix contre 7.050 à Kirsch sur 19.002 votants et 16.123 votants), puis réélu à nouveau, toujours au second tour, le 1er mai 1932 (par 10.132 voix contre 5.181 à Simon sur 20.393 inscrits et 16.655 votants) et le 26 avril 1936 (par 7.432 voix contre 6.651 à Anstett sur 21.458 inscrits et 18.114 votants).

Durant ces trois mandats successifs, il continue à faire partie des mêmes commissions que précédemment, ainsi que de la commission de l'agriculture en 1932 et de la commission du travail et de la commission des finances en 1936, année où il devient également membre du comité consultatif des forces hydrauliques.

Il dépose plusieurs propositions de loi dont les principales concernent le régime de la radiodiffusion, le dégagement des cadres de l'armée, la suppression de l'impôt local dit impôt des grands magasins, spécial aux trois départements recouvrés, et rapporte plusieurs projets ou propositions de loi et propositions de résolution en particulier la proposition de loi relative au dédommagement des agents des chemins de fer d'Alsace-Lorraine privés de leur emploi pendant l'occupation des troupes françaises en 1914-1918, le projet de loi autorisant la concession des travaux ayant pour but l'utilisation des forces hydrauliques du Rhin et la réalisation du grand canal d'Alsace, la , proposition de loi tendant à la réparation des dommages causés par les faits de guerre de 1939 et plus particulièrement la compensation des pertes subies par la population évacuée pour raisons militaires. Il prend part à la discussion des budgets des années 1929 à 1932 ainsi qu'à la discussion de nombreux autres projets de loi dont celui portant organisation des mines domaniales des potasses d'Alsace et celui relatif à l'organisation du ministère du commerce en vue de l'accroissement de la production et de l'intensification des exportations.

En juin 1930, il est élu pour la première fois vice-président de la Chambre des députés et ce mandat lui est renouvelé chaque année jusqu'en 1932.

Le 10 juillet 1940, Edouard Moncelle vote pour le maréchal Pétain.

Il était titulaire de la croix de guerre et officier de la Légion d'honneur avec trois citations.




Né le 12 septembre 1879 à Metz (Moselle)
Décédé le 14 janvier 1962 à Paris

Député de la Moselle de 1924 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VII, p. 2486, 2487)

Réfugié à Paris pendant l'occupation, Edouard Moncelle s'y fixe définitivement à la Libération et abandonne la vie politique.