Claude Nectoux
1860 - 1929
Né le 21 août 1860 à Saint sernin du bois (Saône-et-Loire), mort le 28 août 1929 à Dezize-les-Maranges (Saône-et-Loire).
Député de la Seine de 1909 à 1924.
Mécanicien de son métier, Claude Nectoux subit deux échecs consécutifs aux élections générales de 1902 et de 1906. Candidat à l'élection partielle du 4 avril 1909, il réussit à emporter le siège de député de la 4e circonscription de Sceaux, au second tour de scrutin, par 7.132 voix contre 6.007 à Marc Sangnier et 3.789 à Jarousse sur 17.116 votants, en remplacement de Gervais, élu sénateur le 3 janvier et démissionnaire le 22 janvier 1909. Il fut réélu aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910, au second tour, par 9.874 voix contre 9.856 à Valette, son principal concurrent, sur 20.114 votants. Il conserva la faveur de ses électeurs le 10 mai 1914, battant Marc Sangnier, son principal adversaire, par 8.147 voix contre 7.246 sur 15.650 votants. Au renouvellement du 16 novembre 1919, qui eut lieu au scrutin de liste, il figurait en huitième position sur la liste d'union républicaine et sociale qui fut élue tout entière. Il recueillit personnellement 150.298 voix sur 285.719 votants.
Inscrit au groupe du parti socialiste, il fut, au long de sa carrière parlementaire, membre de commissions, dont celles des postes et télégraphe, du suffrage universel, des dommages de guerre, des travaux publics et moyens de communication, au sein desquelles il déploya une grande activité.
Il s'intéressa à de multiples sujets dont l'aspect social fixait surtout son attention. La discussion des budgets lui permettait ainsi, presque chaque année, de marquer son intérêt aux questions les plus diverses, relevant aussi bien de l'instruction publique que des communications, de la guerre, de l'agriculture ou des postes et télégraphe. L'outillage téléphonique et télégraphique était pour lui d'un intérêt tout particulier auquel il s'attacha au long des trois législatures qu'il remplit. Il prit part à la discussion, avant la guerre de 1914, des lois sociales concernant la durée et les conditions du travail (journée de 10 heures, apprentissage, crédit aux associations ouvrières) et pendant la législature de guerre à celle des questions concernant la production de guerre, le travail et les mobilisés ; la réforme électorale, qui aboutit au rétablissement du scrutin de liste, ne le laissa pas non plus indifférent. Après la guerre, enfin, il s'intéressa au relèvement du pays : grèves et leurs incidences, régime des chemins de fer, économies en matière de finances, caisse des pensions de guerre et des invalides de la marine.
Il ne se représenta pas aux élections générales de 1924 et mourut quatre ans plus tard à Dezize-les-Maranges, le 28 août 1929, à l'âge de 69 ans.