Emile-Théodore Aimond

1850 - 1917

Informations générales
  • Né le 3 novembre 1850 à Varennes-en-argonne (Meuse - France)
  • Décédé le 28 avril 1917 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 18 janvier 1909
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche radicale

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1909 au 1er janvier 1917

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 3 novembre 1850 à Varennes-en-Argonne (Meuse), mort à Paris le 28 avril 1917.

Député de Seine-et-Oise de 1898 à 1902 et de 1906 à 1909. Sénateur de Seine-et-Oise de 1909 à 1917.

Ancien élève de l'école Polytechnique, Ingénieur civil breveté de l'école des Mines, il prit part à la guerre franco-allemande de 1870-1871 et combattit notamment sous Paris.

Démobilisé, il se consacra à l'industrie, tout en s'intéressant à la lutte que menait alors le parti républicain. Il devint conseiller municipal et maire de Saint-Leu-Taverny (Seine-et-Oise) en 1892, puis conseiller général en 1893. Cette même année, il se présenta aux élections législatives, mais fut battu par le Baron Brincard, conservateur rallié. Mais il prit sa revanche sur celui-ci aux élections législatives suivantes, au 1er tour de scrutin le 8 mai 1898. Il s'inscrivit au groupe de la gauche démocratique. Doué d'une grande facilité d'élocution, il prit une part active à divers débats, parmi lesquels on peut citer le projet de résolution relatif à l'impôt sur le revenu (1898,1901) ; l'entretien des routes (1898) ; l'application de la loi sur les accidents du travail (1899) ; les cadres inférieurs du personnel des poudres et salpêtres (1898, 1899, 1900) ; l'assiette de la contribution personnelle mobilière (1899, 1901) ; la réforme hypothécaire (1899) ; l'épandage des eaux d'égout en Seine-et-Oise (1899, 1900) ; la défense générale des colonies (1900) ; l'augmentation de la flotte (1900) ; la situation du corps expéditionnaire en Chine (1900, 1901) ; l'exécution de voies navigables nouvelles et l'amélioration des canaux, rivières et ports maritimes (1901).

Il fut battu aux élections générales de 1902 par M. Roger Ballu, nationaliste, mais reconquit son siège aux élections générales du 20 mai 1906, en battant le commandant Driant au 2e tour de scrutin. Durant cette législature, il revint sur les questions d'impôt sur le revenu, de personnel des poudres et salpêtres, etc. et participa en qualité de rapporteur à la discussion du projet de loi concernant le rachat du chemin de fer de l'ouest (1906 et 1908).

Elu Sénateur de Seine-et-Oise au renouvellement partiel du 3 janvier 1909, il se démit de son mandat de Député le 18 janvier suivant. Son autorité, sa culture, sa compétence lui donnèrent une place de premier plan à la Haute Assemblée. Membre de la Commission des finances, il fut tout d'abord nommé rapporteur des chemins de fer et des travaux publics, des conventions et des garanties d'intérêts. Quatre ans plus tard, en 1913, il devenait rapporteur général du budget en remplacement de M. Baudin.

Dans ses rapports comme dans ses interventions, dominent le souci de ménager les ressources du pays et la nécessité de combattre le déficit croissant de nos finances.

Ses rapports qui donnèrent lieu aux débats les plus importants furent ceux relatifs à la suppression des contributions directes et à l'établissement d'un impôt général sur le revenu qui le mirent aux prises avec le Ministre des Finances de l'époque, M. Joseph Caillaux dont les conceptions financières étaient toutes différentes.

Ses principes d'économie, de prudence et de loyauté fiscale étaient pour lui une ligne de conduite dont il ne devait pas s'écarter. Il défendit notamment l'immunité de la rente.

Pendant la guerre, malgré la maladie qui le minait, il ne ménagea ni son temps ni sa dernière énergie pour aider dans leur tâche les gouvernements successifs. Il mourut, à bout de forces, le 28 avril 1917 à Paris.

Le Président Antonin Dubost prononça son éloge funèbre à la tribune du Sénat, à la séance du 15 mai 1917.