Jules Périllier

1841 - 1915

Informations générales
  • Né le 29 novembre 1841 à Nîmes (Gard - France)
  • Décédé le 12 mai 1915 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine-et-Oise

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Nimes (Gard) le 29 novembre 1841, avocat à Paris, il s'engagea au moment de la guerre de 1870, devint capitaine adjudant-major, et passa à l'état-major de la division Saussier, dont, à l'armistice, il fut chargé d'organiser les cours martiales et le conseil d'enquête.

Maire de Varennes (Seine-et-Oise), il fut l'un des organisateurs et le président du comité radical de Seine-et-Oise qui fit échouer, en 1881, les candidatures républicaines modérées.

Porté sur la liste radicale de Seine-et-Oise le 18 octobre 1885, il fut élu député au second tour, le 8e sur 9, par 55,654 voix (119,995 votants, 153,342 inscrits), et prit place a l'extrême-gauche. En octobre 1886, il interpella le gouvernement sur l'interdiction faite par la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée à ses agents d'accepter aucun mandat électif, vota avec son groupe pour l'expulsion des princes, contre le cabinet. Rouvier, et se prononça, dans la dernière session,

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger;

il était absent par congé, lors du scrutin sur les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes.


Né le 29 novembre 1841 à Nîmes (Gard), mort le 12 mai 1915 à Paris (5e). (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 589.)

Il se représenta aux élections de 1889 dans la 2e circonscription de Pontoise mais fut battu au second tour, par 7.933 voix contre 13.689 à Brincard, conseiller général.

En 1893, il sollicita de nouveau les suffrages des électeurs, dans la circonscription de Corbeille cette fois, contre le député sortant, Argeliès : il n'eut, au second tour, que 8.167 voix contre 9.019 à son adversaire. Enfin, en 1898, Corbeille étant scindée en deux circonscriptions, il fut candidat dans la 1re (Argeliès se présentant dans la 2e) et fut élu au second tour par 5.618 voix contre 4.313 au comte Teilhard, monarchiste, qui le devançait de 24 voix au premier tour.

Il fit partie des commissions de législation criminelle, réforme judiciaire, vota pour les associations (affichage), les prud'hommes, l'emprunt, contre la déclaration des droits, les retraites ouvrières, pour l'amnistie et le régime des boissons.

Il se représenta aux élections de 1902 dans la même circonscription mais fut battu au second tour par 5.298 voix contre 5.592 à Georges Berthoulat, directeur du journal La Liberté.

Comme avocat, Jules Périllier a plaidé un grand nombre de procès importants, civils et politiques, notamment celui en faveur des victimes de la catastrophe des Grands moulins de Corbeille et le procès intenté par 809 curés bretons au Journal de Seine-et-Oise.

Il mourut le 12 mai 1915 à l'âge de 73 ans.