Paul Perrin

1891 - 1950

Informations générales
  • Né le 9 novembre 1891 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 31 juillet 1950 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Seine
Groupe
Parti socialiste de France

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 9 novembre 1891 à Paris.

Député de la Seine de 1932 à 1936.

Après ses études secondaires, Paul Perrin suit les cours de sciences à la Sorbonne, puis à l'Ecole supérieure de physique et de chimie. Elève de Paul Langevin, il obtient brillamment son titre d'ingénieur avec la licence ès sciences et il entre au service des Houillères de France, où il est chargé des questions de sécurité. A ce titre, il a participé aux travaux de sauvetage des mineurs lors de la catastrophe de La Clarence, ce qui lui a valu d'être cité à l'ordre de la Nation.

Mobilisé en 1914 comme maréchal des logis d'artillerie, il fait en 1917 un stage d'observateur d'artillerie dans l'aviation. Quatre fois blessé, il est l'objet de trois citations et reçoit la croix de la Légion d'honneur. La guerre finie, il entre dans l'industrie et s'intéresse en même temps aux questions politiques et sociales. Ses études et ses expériences lui ont fourni la matière de deux volumes remarqués : en 1928, Représentation professionnelle et socialisme, où il insiste sur la nécessité d'une représentation économique ; en 1930, La Mecque rouge, où il relate avec beaucoup d'objectivité ses expériences d'un voyage en Union soviétique.

En mai 1932, il pose sa candidature aux élections législatives et est élu sous l'étiquette S.F.I.O., au second tour de scrutin, dans la 2e circonscription du XVIIIe arrondissement de Paris, par 10.781 voix contre 9.671 à son concurrent, M. Sabatier.

Dès son entrée au Parlement, il marque son intérêt pour les problèmes que pose l'aviation. Membre de la commission de l'aéronautique, il rapporte le projet de loi fixant le statut organique de l'armée de l'air. Il s'attache aux questions que pose la sécurité des transports aériens.

Il n'hésite pas, malgré les risques du voyage, à se rendre à Dakar sur un avion monomoteur et à aller observer sur place les derniers jours de l'aéropostale entre Toulouse et Dakar avant la prise en charge de cette ligne par Air France.

Il rapporte de cette mission des impressions qu'il publie sous le titre Vols sur l'Afrique, en 1933, et où l'on retrouve l'enthousiasme que lui. inspirent les développements possibles de l'aviation et son profond désir de coopération internationale. Il est également président de l'association technique des ailes qui s'est fixé pour tâche la vulgarisation de l'aviation et, en particulier, la réalisation de l'avion démocratique. Mais l'aéronautique n'est pas la seule préoccupation de Paul Perrin. Comme il l'avait annoncé dans son programme électoral, il se considère comme un enfant de Montmartre et, à ce titre, défend à plusieurs reprises les « chômeurs » indépendants des professions intellectuelles et artisanales. Il a d'ailleurs reconstitué à la Chambre le groupe de l'art, dont il est le secrétaire général.

Paul Perrin s'était d'abord inscrit au groupe du parti socialiste, mais il fait partie de ceux qui, avec Déat, Marquet et Montagnon, se séparèrent de la S.F.I.O. en 1934 et créèrent le groupe du parti socialiste de France.

Il continue néanmoins à avoir une intense activité à la Chambre des députés, rédige l'un des rapports de la commission d'enquête « chargée de rechercher les causes et les origines des événements du 6 février 1934 ainsi que toutes les responsabilités encourues », et intervient, à plusieurs reprises, dans les domaines les plus divers : aéronautique, droits de douane, législation des loyers, liberté d'opinion politique des militaires.

Il ne devait cependant pas être réélu en 1936 et fut battu dans sa circonscription par un candidat communiste, mais il ne devait pas pour autant renoncer à défendre ses idées. Il reste secrétaire du Bureau international pour le respect du droit d'asile et signe à ce titre un article en 1935 sur l'Autriche martyre mais immortelle.