Maurice Robert

1884 - 1953

Informations générales
  • Né le 11 juillet 1884 à Molins (Aube - France)
  • Décédé le 27 novembre 1953 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Aube
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Aube
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Aube
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 11 juillet 1884 à Molins (Aube).

Député de l'Aube de 1928 à 1942.

Professeur adjoint d'école primaire supérieure, Maurice Robert détiendra un mandat national avant de solliciter des mandats locaux. Candidat aux élections d'avril 1928 contre le député sortant Lesache, membre de la gauche républicaine, dans la circonscription de Bar-sur-Aube, il est largement devancé au premier tour. Il triomphe au second avec 8.730 voix, tandis que son adversaire en obtient 7.025, pour 15.955 votants. Les électeurs de l'Aube ont élu un nouveau député radical, parti auquel Robert a appartenu depuis sa jeunesse. A la Chambre, il est membre du groupe républicain radical et radical socialiste, qu'il représente à la commission de l'enseignement et des beaux-arts et à la commission des boissons. Son activité sera d'emblée considérable, puisqu'il est l'auteur, durant la seule 14e législature, de 27 propositions de loi, portant sur les sujets les plus divers, et de 9 rapports. Sa spécialité reste cependant l'enseignement et c'est sur cette question que Robert intervient à de multiples reprises.

Reconnaissants de l'ardeur avec laquelle il remplit son mandat, et attachés à ce représentant qui leur consacre tout son temps lorsqu'il est dans sa circonscription, les électeurs le réélisent dès le premier tour aux élections de mai 1932. Il obtient 8.340 voix pour 15.204 votants, tandis que son principal adversaire, Guenin, en recueille 5.155. Entre-temps d'ailleurs il est devenu conseiller général du canton de Bar-sur-Aube.

Au cours de la 15e législature, il fait partie de la commission de l'enseignement et des beaux-arts, de la commission de la marine militaire, de la commission des boissons, de la commission du travail, de la commission d'enquête sur l'affaire Stavisky.

Auteur de 13 propositions de loi ou de résolution et de 10 rapports ou avis, la Chambre des députés reconnaît son mérite en l'élisant à deux reprises, en 1932 et en 1933, secrétaire de la Chambre des députés. Il participe à tous les débats importants et notamment à tous ceux qui intéressent l'enseignement ou le régime des vins, mais aucune question ne lui est étrangère.

Toujours en tant que radical, il est réélu en 1936, au second tour, cette fois, député des deux Bars. Devancé au premier tour par Converset, il l'emporte au second avec 7.543 voix contre 6.924 à son adversaire, pour 14.700 votants. Son activité législative reste toujours aussi importante ; il est le rapporteur de plusieurs projets relatifs à la situation des instituteurs. Et c'est lui que son groupe charge, en 1939, de prononcer l'éloge « des initiatives heureuses prises par le ministère de l'Education nationale ». Le fait est rare et l'honneur était insigne.

Le 10 juillet 1940, il a voté les pouvoirs constituants au maréchal Pétain.