Jean, Edmond Roumajon

1889 - 1948

Informations générales
  • Né le 28 février 1889 à Montbrison (Loire - France)
  • Décédé le 12 mai 1948 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Corrèze
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 28 février 1889 à Montbrison (Loire). Député de la Corrèze de 1936 à 1942.

Fils d'un inspecteur de l'enseignement primaire, lui-même professeur d'enseignement technique à Limoges, Jean Roumajon voit en 1936 le succès couronner vingt années de lutte pour le socialisme de Jaurès ; en effet, la même année il est élu conseiller d'arrondissement, maire-adjoint de Brive-la-Gaillarde et député de la Corrèze, représentant à la Chambre les électeurs de la 1re circonscription de Brive.

Secrétaire fédéral de la S.F.I.O. de Corrèze en 1920, il pousse au congrès de Tours a l'adhésion à la IIIe Internationale, mais revient à la S.F.I.O. en 1922.

Après avoir dirigé, de 1920 à 1936, la colonie de vacances de l'Union des coopérateurs de Limoges dans l'île d'Oléron, il crée en 1936 la caisse des écoles de Brive et obtient l'achat dans l'île d'Oléron d'une propriété où il installe une colonie de vacances pour les enfants de cette ville.

Son intérêt pour tout ce qui touche les problèmes sociaux et scolaires, son rôle actif dans ces domaines, le feront apprécier de ses concitoyens.

Son rôle au parlement sera plus effacé. Après trois candidatures malheureuses aux élections de 1919, de 1928 et de 1932, il est élu pour la première fois le 3 mai 1936, comme socialiste S.F.I.O., député de la 1re circonscription de Brive. Au premier tour, le 30 avril 1936, il obtenait 5.588 suffrages sur 15.851 votants, devançant Henri Chapelle, maire de Brive, radical-socialiste. Au second tour, il l'emportait sur Raynal, avocat à la Cour, radical-socialiste national, seul candidat à se présenter contre lui, par 9.022 voix contre 6.662 sur 15.699 suffrages exprimés.

Vice-président de la commission des comptes définitifs et des économies en 1937, Roumajon est membre de la commission de l'enseignement et des beaux-arts et de la commission de la santé publique. Il dépose au cours de la législature trois rapports : sur le projet de loi portant règlement définitif du budget de 1934 au titre du ministère de l'Education nationale ; sur une proposition de résolution relative à la nomination de professeurs-adjoints de l'enseignement technique comme professeurs ; sur une proposition de loi tendant à la transformation de l'Ecole pratique de commerce et d'industrie de Belfort en école nationale professionnelle.

Il est nommé en 1936 membre du Conseil national des recherches scientifiques et industrielles et des inventions. Il prend part, pour ce qui touche à l'enseignement technique, à la discussion du budget des exercices 1937 et 1938.

Vint la guerre. Convaincu que le réel danger était l'infiltration bolcheviste, il est partisan convaincu de la nouvelle Europe que préconise Marcel Déat ; il vote le 10 juillet 1940 les pleins pouvoirs demandés par le maréchal Pétain.