Emmanuel, Jean Roy

1887 - 1962

Informations générales
  • Né le 16 juin 1887 à Romagne (Gironde - France)
  • Décédé le 1er septembre 1962 à Naujean-et-postiac (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Gironde
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Gironde
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 16 juin 1887 à Romagne (Gironde).

Député de la Gironde de 1932 à 1942.

Né en Gironde, propriétaire-viticulteur, il devait être, sa vie durant, un ardent défenseur du vin de Bordeaux dont il présida le conseil interprofessionnel. Il fit très bravement la guerre de 1914-1918, fut quatre fois cité et décoré de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre.

Maire de Naujan-et-Postiac en 1919, conseiller d'arrondissement de Libourne de 1922 à 1930, conseiller général du canton de Branne à partir du 18 octobre 1930, il se présenta aux élections législatives de mai 1932, comme radical-socialiste, dans la 1re circonscription de Libourne (élections au scrutin uninominal). Il arriva en seconde position au premier tour avec 5.445 voix derrière Picot, député sortant, républicain de gauche, 6.299 voix, et devant Maurin, S.F.I.O., 2.353. Pour le second tour, il bénéficia du désistement de Maurin, tandis que Picot cédait la place à Dupeyrat. Emmanuel Roy fut élu avec 7.831 voix contre 6.092 à ce dernier. Il se représenta en 1936, dans la même circonscription et sous la même étiquette. Au premier tour, il arriva en première position avec 3.825 voix contre 3.546 à Martin, républicain indépendant, 2.856 à Guyon, S.F.I.O., 1.726 à Dubois-Challon, républicain indépendant, 1.766 voix se portant sur trois autres candidats. Au second tour, le 3 mai, il fut élu avec 7.502 voix contre 6.643 à Martin.

Au cours de ces deux législatures, Roy fut avant tout un défenseur des vins de qualité. Membre de la commission des boissons, il en fut nommé rapporteur général et, à ce titre, fut rapporteur du statut viticole en 1933. Dès qu'il s'agit de vin, de son statut, de son code ou de son marché, il intervient. Il a pris une grande part à la législation de l'arrachage des vignobles et à celle réglementant les appellations d'origine contrôlées. Sur un autre plan il fit partie, en 1939, de la commission internationale des industries agricoles et viticoles et de la commission interministérielle de la viticulture.

Le 10 juillet 1940, il fut l'un des quatre-vingt parlementaires qui votèrent contre la délégation du pouvoir constituant au maréchal Pétain.