Joseph Serda

1889 - 1965

Informations générales
  • Né le 7 mai 1889 à Boufarik (Algérie)
  • Décédé le 1er février 1965 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 26 juin 1932 au 31 mai 1936
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Gauche indépendante

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 7 mai 1889 à Boufarik (Algérie).

Député de Constantine de 1932 à 1942.

Fils de modestes colons de Mahelma, Joseph Serda travailla d'abord avec ses parents, puis entra à l'Institut agricole de Maison-Carrée d'où il sortit, en très bon rang, ingénieur agronome.

Solide, infatigable, intelligent, il partit dans la région de Bône où il constitua un domaine familial et s'occupa de grosses propriétés qu'il conduisit à la perfection. Très vite, il se hissa au premier rang de l'agriculture bônoise et fut à l'origine de la constitution des coopératives. Il créa d'ailleurs Tabacoop - coopérative de planteurs de tabac- qui améliora la qualité, les traitements, les procédés de fermentation et de conservation et qui vendit directement sa production à la Régie française ou sur les places étrangères.

Joseph Serda était délégué financier lorsqu'il se présenta, pour la première fois, à la députation, le 26 juin 1932, dans la 2e circonscription de Constantine, en remplacement de l'ancien ministre Gaston Thomson, parlementaire depuis 54 ans, réélu le 8 et décédé le 14 mai.

Serda proposa aux électeurs un programme d'extension des lois sociales à l'Algérie et d'amélioration du sort des travailleurs, préconisant l'exécution d'un plan d'outillage national pour résorber le chômage. Partisan de l'arbitrage de la S.D.N. il pensait cependant qu'une France désarmée serait une tentation trop forte pour les éléments de désordre. Il fut élu au premier tour de scrutin par 6.154 voix contre 4.806 à Pantaloni, sur 13.535 inscrits et 11.246 votants.

Il s'inscrivit au groupe de la gauche radicale et devint membre des commissions du suffrage universel, de la marine militaire, des douanes et conventions commerciales, des boissons, de l'Algérie, des colonies et protectorats.

Il déposa des propositions de loi ou de résolution et présenta de nombreux rapports relatifs aux produits agricoles algériens - agrumes, bananes, figues, dattes, blé, vins -, prit part aux discussions de budgets, de projets de loi concernant la viticulture, la défense du marché du blé, l'institution d'un conseil national économique.

Aux élections de 1936, alors qu'il était conseiller général et maire, Joseph Serda fut réélu le 26 avril, également au premier tour, par 6.652 voix contre 2.111 à Palomba, 1.754 à Borra et 1.525 à Candas, sur 14.941 inscrits et 12.396 votants. Toujours membre du groupe de la gauche radicale, il siégea aux commissions des finances et des boissons. Il rapporta pour les exercices 1937 à 1940 les projets de loi tendant à autoriser la perception des droits, produits et revenus applicables au budget de l'Algérie et intervint notamment dans la discussion du projet de loi instituant un office national professionnel du blé, défendant de nombreux amendements.

Il ne prit pas part au vote du 10 juillet 1940 sur le projet de loi accordant les pouvoirs constituants demandés par le maréchal Pétain.

Ancien combattant, officier de réserve, Joseph Serda est titulaire de la Croix de guerre.