Jules, Henri, Balthazar Proal

1851 - 1933

Informations générales
  • Né le 24 avril 1851 à Riez (Basses-Alpes - France)
  • Décédé le 2 février 1933 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Basses-Alpes
Groupe
Union républicaine

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Riez (Basses-Alpes) le 24 avril 1851, il étudia le droit et fut reçu avocat.

Inscrit au barreau de Dijon et propriétaire dans son pays natal, il se présenta pour la première fois comme candidat républicain dans l'arrondissement de Digne, le 21 août 1881, et échoua avec 2,733 voix contre 7,601 à M. Soustre.

Inscrit, le 4 octobre 1885, sur une liste républicaine radicale, à côté de M. Andrieux, il fut élu, au second tour, député des Basses-Alpes par 16,176 voix (26,700 votants, 39,720 inscrits). Il prit place à la gauche radicale, fit une opposition intermittente aux ministres opportunistes, appuya les tentatives de M. Andrieux (novembre 1887) pour empêcher M. J. Grévy de donner sa démission de président de la République lors de la crise provoquée par les affaires Wilson, fit supprimer (février 1888) les inspecteurs généraux de l'enseignement supérieur au budget de l'instruction publique, et fit refuser (3 décembre) le crédit de 48,000 francs affecté aux inspecteurs généraux de l'instruction primaire. Dans la dernière session, M. Proal s'est abstenu sur le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889), sur l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution, et a voté

- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 24 avril 1851 à Riez (Basses-Alpes), mort le 2 février 1933 à Paris.

Député des Basses-Alpes de 1885 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 50.)

Jules Proal se représenta comme candidat boulangiste en 1889 dans l'arrondissement de Digne, contre le républicain Joseph Reinach, frère du baron Reinach rendu célèbre par l'affaire de Panama, et qui, lui-même, devait jouer un rôle de premier plan dans l'affaire Dreyfus. Victime de la vague antiboulangiste, Proal avec 4.786 voix sur 10.747 votants, dut s'incliner devant Reinach, 5.845 voix. En 1893, sentant la position de celui-ci trop bien établie à Digne, il se présenta à Forcalquier, sans plus de succès. Proal retrouva devant lui Raoul Fruchier qui fut élu et qui avait déjà contribué, en 1889, par la campagne qu'il avait menée, à son échec. En tête cependant au premier tour avec 2.683 voix sur 7.641 votants, il fut battu au scrutin de ballottage par les 4.741 électeurs de Fruchier, n'ayant recueilli lui-même que 2.817 voix sur 7.648 électeurs.

Il abandonna dès lors la compétition électorale et se consacra au journalisme. Membre fondateur de l'Association des journalistes républicains, il dirigea en outre la Presse nouvelle.

Jules Proal devait mourir octogénaire à Paris, le 2 février 1933.