Paul Pujade

1854 - 1927

Informations générales
  • Né le 17 mars 1854 à Arles-sur-tech (Pyrénées-Orientales - France)
  • Décédé le 8 août 1927 à Paris (Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 19 mars 1905 au 31 mai 1906
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Gauche radicale-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Pyrénées-Orientales

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 17 mars 1854 à Arles - sur - Tech (Pyrénées-Orientales), mort le 8 août 1927 à Paris.

Député des Pyrénées-Orientales de 1905 à 1914.

Petit-fils du docteur Jean Pujade, médecin du Premier Empire qui créa la station thermale d'Amélie-les-Bains, fils d'un pharmacien, il fit ses études classiques à Perpignan et celles de médecine à la Faculté de Paris, où il fut surtout l'élève du professeur Hutinel. Reçu docteur en 1879, avec une thèse remarquée sur la tuberculose pseudoasthmatique, il exerça dès lors sa profession à Amélie-les-Bains, dont il devint maire en 1885 et dont il dirigea l'établissement thermal portant son nom. A la tête de cette commune, il s'occupa activement de la prospérité, de l'hygiène et de la salubrité de la ville ; grâce à lui, notamment, Amélie-les-Bains fut desservie gratuitement en eau chaude et froide.

Conseiller général des Pyrénées-Orientales depuis 1895 et président de cette assemblée, il se présenta le 5 mars 1905 au siège de député rendu vacant par l'envoi au Sénat de Jules Pams, avec un programme où il se déclarait partisan de la loi militaire de deux ans, de l'impôt sur le revenu, de la séparation de l'Eglise et de l'Etat et du principe de la mise sous contrôle de l'Etat des associations culturelles, des retraites ouvrières et agricoles. Il fut élu député de l'arrondissement de Céret, au second tour, par 5.410 voix contre 3.472 à Marcel Huart. Il fut réélu - également au second tour - le 20 mai 1906, par 5.356 voix contre 4.904 à Bordes, et, le 8 mai 1910, par 5.518 voix contre 5.314 à d'Espie.

Il ne se représenta pas aux élections de 1914.

Inscrit à la Chambre au groupe radical-socialiste et membre de diverses commissions, il participe à de nombreux débats en matière de pêche, d'hygiène et de politique viticole, s'intéressant particulièrement à la délimitation de l'aire géographique du vin de Banyuls. Il fut l'auteur d'un important ouvrage sur la Cure pratique de la tuberculose, qui fut couronné par l'Académie française, et de nombreux articles ou monographies sur divers points scientifiques.

Il mourut à Paris le 8 août 1927, âgé de 73 ans.