Joseph, Henri Python

1883 - 1944

Informations générales
  • Né le 15 décembre 1883 à Saint-etienne (Loire - France)
  • Décédé le 27 janvier 1944 à Le cannet (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 15 décembre 1883 à Saint Etienne (Loire).

Député du Puy de dôme de 1910 à 1914.

Fils d'un avoué de Clermont-Ferrand, il fit ses études classiques au lycée de cette ville puis il s'inscrivit à la Faculté de droit de Grenoble. Reçu licencié, il figura au barreau de la Cour d'appel de la préfecture de l'Isère. Après avoir accompli une année de service, en 1904, au 105e régiment de ligne en garnison à Riom, il vint à Paris où il se classa rapidement parmi les jeunes membres importants du barreau. Il plaida de nombreuses affaires criminelles, correctionnelles et civiles, dont certaines eurent un grand retentissement, notamment l'affaire Thomas dans laquelle il défendit l'un des cambrioleurs d'églises devant les cours d'assises de Riom et de Limoges ; l'affaire des détrousseurs du train d'Etréchy... Avocat-conseil de la « Marmotte auvergnate » , société de voyageurs de commerce originaires du Plateau central et de la plupart des membres de la colonie auvergnate de Paris, il fut de plus président de la « Musette », société littéraire auvergnate, et administrateur de la « Prévoyance Mutuelle ».

Candidat radical-socialiste dans l'arrondissement d'Issoire au renouvellement général législatif de 1910, cet avocat conseiller général obtint, au second tour, 10.025 voix sur 29.014 inscrits et 21.804 votants, contre 7.223 à Vigier, son principal adversaire, député sortant.

A la Chambre, il appartint au groupe de la gauche radicale.

Peu après son élection, il obtint brillamment son doctorat en droit à la Faculté de Paris avec une thèse portant sur Les droits des propriétaires sur les eaux surgissantes de leurs fonds, sujet intéressant l'arrondissement d'Issoire en raison de la dérivation de la Corrèze.

Faisant partie de diverses commissions, notamment de la commission des travaux publics et des chemins de fer, de celle des mines, des pensions civiles, de la réforme judiciaire, son activité fut importante. Il fut élu membre du Conseil supérieur des retraites ouvrières ; il déposa différentes propositions et intervint sur plusieurs textes législatifs, en particulier sur le projet de loi concernant l'établissement à double voie du chemin de fer de Riom à Vichy ; il s'intéressa aussi aux problèmes agricoles et aux questions judiciaires et militaires. Joseph Python se représenta aux élections générales de 1914 mais il ne fut pas réélu, n'ayant obtenu que 9.967 suffrages contre 11.576 à Reynouard, sur 21.650 votants.

Sous-lieutenant d'infanterie, il fut grièvement blessé au début de la guerre de 1914-1918. Il servit ensuite dans l'aviation et fut chargé du service photographique d'une armée. Il fournit de précieux renseignements et fut cité le 13 juin 1916.

Il ne se représenta pas aux élections générales en 1919, mais accepta en 1924 de figurer au dernier rang de la liste d'union républicaine d'action sociale et de défense agricole. Le peu de succès qu'il remporta, 44.092 voix sur 128.174 votants, le détourna de la vie politique. Il continua son importante carrière au barreau et devait par la suite appartenir au conseil de l'Ordre des avocats.

Joseph Python était chevalier de la Légion d'honneur.