Gustave Quilbeuf

1854 - 1910

Informations générales
  • Né le 15 avril 1854 à Houlme (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 17 décembre 1910 à Hénouville (Seine-Inférieure - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Progressiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 17 décembre 1910
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Républicain progressiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 15 avril 1854 à Houlme (Seine-Inférieure), mort le 17 décembre 1910 à Hénouville (Seine-Inférieure).

Député de la Seine-Inférieure de 1898 à 1910.

Le républicain Gustave Quilbeuf se présenta aux élections législatives de 1898 dans le département de la Seine-Inférieure, 4e circonscription de Rouen. Membre du comice agricole et de la société centrale d'agriculture du département, il affirmait dans sa profession de foi son opposition à l'impôt global et progressif sur le revenu. Il fut élu au premier tour de scrutin, par 6.894 voix sur 17.459 inscrits, 13.485 votants, contre 3.367 à Laurent et 2.733 à Cornillard, candidats malheureux. Il remplaça à la Chambre Maurice Lebon, député républicain.

De 1898 à 1901, Gustave Quilbeuf fut membre de la commission de la comptabilité. Il prit part à la discussion de la proposition de loi tendant à modifier la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail ; il devait affirmer à ses électeurs, en 1902, qu'il fut « l'initiateur de la loi du 30 juin 1899 » qui résulta de ces discussions. Lors de cette même élection, il déclara aussi qu'il réussit « malgré l'opposition du rapporteur de la commission du budget et du ministre des Finances» à faire attribuer aux communes, pour leurs sapeurs-pompiers, la totalité de la taxe spéciale de 1 million 200.000 francs. Ces problèmes, en effet, le préoccupèrent pendant toute la durée de la législation.

Gustave Quilbeuf se représenta. dans la même circonscription lors des élections de 1902. Dans son programme, il déclarait qu'il refusait toute alliance avec les socialistes collectivistes. Sur 17.945 inscrits, 13.722 votants, Quilbeuf, maire de Houlme, député sortant, obtint 7.912 suffrages contre 5.337 à Cornillard et fut élu au premier tour de scrutin. En 1902, il fut élu président de la commission chargée de procéder à une enquête sur les opérations électorales de l'arrondissement de Montreuil (Pas-de-Calais). Il déposa une proposition de loi tendant à modifier l'article 27 de la loi du 1er juillet 1905 relative à l'assistance aux vieillards, aux infirmes et aux incurables privés de ressources ; les problèmes des bouilleurs de cru, les questions sociales et agricoles furent les thèmes majeurs de ses interventions au cours de cette législature.

Aux élections de 1906, devenu conseil-1er général, ce « républicain progressiste et libéral qui réprouvait les théories subversives des collectivistes», comme il le disait dans son engagement électoral, fut élu de nouveau au premier tour de scrutin, par 8.352 voix sur 18.694 inscrits et 15.557 votants contre 6.546 à Jouvin, son principal adversaire.

A la Chambre, il fut élu président de plusieurs bureaux ; il fut aussi membre de la commission d'examen des projets de reconstruction d'une salle de séances au Palais Bourbon et de la commission des usines hydrauliques. Il déposa une proposition de loi tendant à reporter à la prochaine législature la majoration prévue pour l'indemnité parlementaire. Ses activités portèrent sur les mêmes thèmes que ceux qu'il avait abordés précédemment : questions sociales, situation des vieillards, des infirmes, problèmes des sapeurs-pompiers. Ses interventions, en outre, furent nombreuses lors de la discussion du projet et des propositions de loi concernant l'impôt sur le revenu ; il compara notamment la situation des agriculteurs et des travailleurs de l'industrie au point de vue de l'incidence de l'impôt, il désirait en particulier que l'on fît une remise d'impôts à certaines veuves chargées de famille.

Ce parlementaire, inscrit au groupe progressiste, se représenta aux élections de 1910 ; sur 18.749 inscrits, 15.206 votants et 3.543 abstentions, il obtint 8.577 suffrages contre 5.929 à Jouvin et 458 à Bazin.

Membre de la commission des pétitions et de la commission de l'agriculture, son activité fut, au cours de la législature, fort brève ; il mourut le 17 décembre 1910, à Hénouville. Il était âgé de 56 ans.