Georges Rastel

1910 - 1993

Informations générales
  • Né le 28 octobre 1910 à Montgeron (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 27 avril 1993 à Vernouillet (Eure-et-Loir - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 4 décembre 1951
Département
Eure-et-Loir
Groupe
Union démocratique et socialiste de la Résistance

Biographies

Biographie de la IVe République

RASTEL (Georges, Maxime)
Né le 28 octobre 1910 à Montgeron (Seine-et-Oise)
Décédé le 27 avril 1993 à Vernouillet (Yvelines)

Député d'Eure-et-Loir en 1951

Georges Rastel est né le 28 octobre 1910 à Montgeron. Son père était fonctionnaire des PTT. Après ses études au lycée Henri IV, il fréquente la faculté de droit de Paris et obtient un doctorat en droit.
Ses brillantes études lui ouvrent la voie d'une longue carrière administrative. En 1931, il débute comme rédacteur au ministère des finances, accède au poste de sous-chef de bureau en 1938, puis de chef de bureau en 1943 et de sous-directeur en 1944. Il devient préfet des Ardennes en novembre 1944, puis de la Loire-Inférieure en 1945.
Sa carrière administrative se double d'une carrière politique. A la suite de ses fonctions de directeur du service des alcools au ministère des finances (1946), de haut commissaire à la distribution (nommé le 24 mars 1947 et libéré de ses fonctions le 14 juin), de conseiller d'Etat en service extraordinaire (octobre 1947- octobre 1948) et de préfet d'Eure-et-Loir (1948-1951), il devient député UDSR de ce dernier département, lors des élections législatives du 17 juin 1951. Situé en seconde position sur la liste présentée par le parti radical et radical-socialiste, l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) et le Rassemblement des gauches républicaines (RGR), il est élu avec 29 438 voix sur 125 383 votants et 121 440 suffrages exprimés. Il est nommé membre de la commission de la production industrielle, le 17 juillet. Son élection est invalidée le 4 décembre 1951, en raison de l’incompatibilité de son mandat parlementaire avec l’activité de préfet de son département d’élection qu’il exerçait trop peu de temps avant son arrivée au Palais-Bourbon.
Le 10 février 1952, il est de nouveau candidat à une élection partielle, mais n’y est pas élu. Il est battu par François Levacher, représentant la liste d'Union des républicains nationaux indépendants et paysans, et n’obtient que 38 417 voix, soit 39 % des suffrages contre 41 639.
Il prend tout de même part à deux votes importants lors de cette deuxième législature de la Quatrième République, en s'exprimant contre la proposition relative à l'échelle mobile des salaires (20 septembre 1951) et les lois Marie et Barangé (21 septembre 1951).
Sous la Cinquième République, aux élections de novembre 1958, il est candidat radical à la députation dans la deuxième circonscription d'Eure-et-Loir. Il subit un nouvel échec, n'arrivant qu'en deuxième position au second tour derrière Edmond Thorailler, candidat UNR, avec 10 039 voix contre 19 645, sur 39 440 suffrages exprimés.
Son activité politique se concentre alors sur la politique locale : il est maire Dreux de 1959 à 1965 et conseiller général du canton drouais, tout en poursuivant sa carrière de haut fonctionnaire. Trésorier général de l'Algérie (1960), du Loiret (1961), il devient trésorier général coordonnateur pour la région Centre (1963) et trésorier-payeur général du Pas-de-Calais (1968-1976).
Il est l'auteur des Controverses doctrinales autour du bimétallisme au 19ème siècle (1935) et des Jeux fiscaux (1953).
Georges Rastel a eu une vie associative très active, en assurant successivement les fonctions de président d'honneur de l'Automobile-Club des fonctionnaires et assimilés, de vice-président national des organisations des fonctionnaires de la Résistance, de président d'honneur du Cercle d'éducation populaire de Chartres et de président d'honneur des auberges de jeunesse d'Eure-et-Loir.
Officier de la Légion d'honneur, il était également titulaire de la médaille d'argent de la reconnaissance française et de la médaille d'or de l'éducation physique et des sports.
Il meurt le 27 avril 1993 à Vernouillet dans sa quatre-vingt-troisième année.