Jean-Joseph Bernachon

1876 - 1933

Informations générales
  • Né le 13 décembre 1876 à Urbise (Loire - France)
  • Décédé le 5 novembre 1933 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Loire
Groupe
Radical et radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Urbise (Loire) le 13 décembre 1876, mort à Paris le 5 novembre 1933.

Député de la Loire de 1924 à 1928.

Fils d'une famille de cultivateurs - son père était simple métayer-dernier-né de neuf enfants, Bernachon, ses études terminées, s'installa comme sculpteur-marbrier, puis, vers 1920, devint propriétaire-agriculteur, spécialisé dans la viticulture.

Il fit toujours preuve d'une très grande activité sur le plan local, collaborant à la presse régionale, notamment à la presse coopérative et mutualiste et assumant la présidence de sociétés mutuelles et d'autres œuvres, telle la section cantonale des pupilles de la nation. En 1908, il avait été élu conseiller municipal de La Pacaudière, en 1912 conseiller d'arrondissement ; en 1919 il devint maire de La Pacaudière et président du conseil d'arrondissement de Roanne.

Il se présenta aux élections législatives du 16 novembre 1919 sur la liste du bloc républicain et socialiste et subit un échec. Mais, aux élections du 11 mai 1924, il fut élu sur la liste du cartel des forces de gauche et siégea au groupe radical et radical-socialiste.

Membre de la Commission des mines et de la force motrice, de la Commission des travaux publics et des moyens de communication et de la Commision de comptabilité, il s'intéressa spécialement au problème des céréales panifiables et du pain, déposant trois propositions de loi relatives à l'augmentation du prix du pain (1924), à l'interdiction de la vente du pain frais (1924), à l'augmentation du coût de la vie et en particulier du prix du pain (1926) et une proposition de résolution tendant à appliquer l'article 42 du Cahier des charges des grands réseaux de chemins de fer relatif au transport des céréales panifiables (1927).

Il prit la parole à plusieurs reprises au cours de la discussion des budgets de 1925, 1926 et 1927, évoquant des questions diverses telles que le prêt du soldat, la convocation des réservistes, les bibliothèques scolaires, les bourses -nationales, l'assistance aux vieillards et aux infirmes. Il prit part également à la discussion d'interpellations relatives à l'agriculture (1927) et, dans la discussion d'un projet de loi sur les permissions agricoles, soutint et fit adopter un amendement étendant le bénéfice de ces permissions aux militaires qui exercent la profession de réparateurs de machines agricoles ou d'équipements aratoires (1927).

Parmi d'autres textes qu'il prit l'initiative de déposer, il convient de signaler une proposition de loi tendant à remplacer la taxe sur le chiffre d'affaires par une taxe à la production (1927). Bernachon ne se représenta pas aux élections générales de 1928 et mourut à Paris cinq ans plus tard.