Maurice, Nicolas, Dominique Ternaux-Compans

1846 - 1930

Informations générales
  • Né le 20 janvier 1846 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 27 mai 1930 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Ardennes
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 20 janvier 1846 à Paris, mort le 27 mai 1930 à Paris.

Député des Ardennes de 1898 à 1902.

Maurice Ternaux-Compans appartenait à une famille de riches manufacturiers ardennais qui comptait plusieurs parlementaires. Son père, Charles-Henri Ternaux - qui ajouta à son nom celui de sa femme - fut de 1844 à 1848 député de la Loire-Inférieure. Son grand-père maternel était le général Compans dont le nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe - qui fut aussi membre de la Chambre des Pairs et conseiller général de la Haute-Garonne.

Lorsque éclata la guerre de 1870, il était attaché à la légation de France à La Haye. Il s'engagea dans l'artillerie des mobiles de la Seine et devint capitaine d'artillerie territoriale.

Poursuivant sa carrière diplomatique, il fut successivement directeur de la légation de France à Rio de Janeiro (1875), secrétaire d'ambassade à Athènes, conseiller à Pétrograd. Membre de l'association des médaillés militaires, dont il fut le président, il accomplit une mission en Russie en 1912 pour le centenaire de la Moskowa.

Conseiller municipal à Mesmont (Ardennes), où il possédait une propriété, conseiller général de Novion-Porcien, c'est dans la circonscription de Rethel qu'il se présenta à la députation.

En 1889, puis en 1893, il fut battu par Linard, député sortant, la première fois par 800 voix contre 5.159 sur 13.353 votants, la seconde par 5.320 voix contre 7.173 sur 12.787 votants.

En 1898, il se présenta encore dans la même circonscription comme candidat républicain et fut élu au second tour par 7.099 voix contre 5.630 à Chappe sur 12.896 votants. Il avait obtenu au premier tour 5.694 voix contre 4.958 à Chappe sur 12.384 votants.

Il s'inscrivit au groupe progressiste et fut nommé membre de la commission de l'armée.

Son activité parlementaire fut des plus réduites.

Après avoir présenté en 1898 deux rapports, au nom du VIIe Bureau, concluant à la validation de Lemire et du marquis de l'Estourbeillon, il n'intervint qu'en 1900 pour rapporter et faire adopter, après en avoir fait déclarer l'urgence, le projet de loi concernant la cession à la ville de Granville d'immeubles provenant de la fortification déclassée de cette ville.

Aux élections générales de 1902, alors qu'au premier tour son concurrent Sandrique le précédait d'assez peu, obtenant 2.358 voix contre 2.182 sur 12.496 votants, il fut très nettement battu au deuxième tour avec seulement 57 voix contre 6.150 à Sandrique sur 12.345 votants.

Dès lors il ne se représenta plus.

Il mourut à son domicile parisien le 27 mai 1930, à l'âge de 84 ans. Ses obsèques furent célébrées en l'église Saint louis des invalides en présence de nombreux généraux et diplomates français et étrangers.

Maurice Ternaux-Compans était Commandeur de la Légion d'honneur, décoré de la Médaille militaire, Grand-Officier de l'Ordre de Saint-Stanislas de Russie, Officier d'académie. Il avait publié en 1912 un livre intitulé : Le général Compans (1769-1845), d'après ses notes de campagne et sa correspondance de 1812 à 1813 ».