Paul Bersez

1857 - 1940

Informations générales
  • Né le 22 janvier 1857 à Viesly (Nord - France)
  • Décédé le 27 août 1940 à Paris (Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Nord
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 11 janvier 1906
Département
Nord

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1906 au 1er janvier 1940

Biographies

Né à Viesly (Nord) le 22 janvier 1857, mort à Paris le 27 août 1940.

Député du Nord de 1898 à 1906. Sénateur du Nord de 1906 à 1940.

Fils d'un négociant de Viesly, Paul Bersez fit ses études secondaires au lycée de Douai, en qualité d'interne, et en sortit bachelier ès sciences et ès lettres. Il fit ensuite son droit à Paris et, après avoir obtenu son diplôme de licencié, revint dans sa ville natale où son père l'associa à son commerce. Cette collaboration ne fut pas de longue durée, son père mourut prématurément en 1881, et le jeune Bersez cédant l'entreprise commerciale, quitta Viesly pour cambrai. Pendant dix ans, il s'initia à la vie collective de la cité, s'efforçant de se familiariser avec tous les problèmes locaux et régionaux. Puis il milita dans la presse, collabora avec l'administration comme délégué cantonal, entra à la Commission administrative des hospices et en 1895 obtint son premier mandat électif en entrant au conseil d'arrondissement de Cambrai-Ouest à la presqu'unanimité des voix.

L'année suivante, il fut élu Conseiller municipal de Cambrai pour en devenir le maire un an plus tard le 29 mai 1897. Il devait conserver cette magistrature pendant 15 ans, durant lesquels il fit de la vieille cité médiévale qu'était Cambrai, une ville moderne. Sur les 115 hectares récupérés sur les anciennes fortifications s'ouvrirent des avenues, des boulevards, augmentant d'un tiers le réseau des voies urbaines. Les anciennes rues furent élargies, rectifiées, alignées. Des jardins et des squares furent aménagés, des bâtiments publics s'élevèrent : Collège de garçons, Collège de filles, gare, Hôtel des Postes, Chambre de Commerce, magasins généraux, etc. La longueur des égouts fut quadruplée, les bouches d'incendie et les bornes-fontaines multipliées, sept écoles primaires créées, 3.515 immeubles construits.

Il entra au Conseil général en 1904 pour y représenter le canton de Cambrai Ouest. Il en devint aussitôt vice-président, et président en 1908.

Il était Président du Conseil d'arrondissement lorsque le Congrès républicain de la première circonscription de Cambrai le désigna à l'unanimité comme candidat aux élections législatives de 1898. Il fut élu le 8 mai, au premier tour de scrutin par 24.506 voix contre 4.469 à son concurrent le plus favorisé.

Membre de la Commission du commerce et de l'industrie et de la Commission des économies administratives, il prit part à la discussion : d'une interpellation sur la distribution aux troupes de conserves défectueuses (1899) et du budget de l'instruction publique, au sujet de la reconstruction du collège de Cambrai (1900).

Il fut réélu par la même circonscription aux élections générales du 27 avril 1902, au premier tour de scrutin, par 20.925 voix contre 297 à son seul adversaire, Constant. Toujours membre de la Commission du commerce et de l'industrie, il siégea en outre à celle de l'administration, des cultes et de la décentralisation. Il déposa en 1902 un projet de résolution tendant à autoriser la Ligue du Nord contre la tuberculose, à organiser une loterie pour la création et l'entretien des dispensaires antituberculeux.

Il entra au Sénat au renouvellement du 7 janvier 1906 et devait être réélu le 11 janvier 1920, le 6 janvier 1924 et le 16 octobre 1932.

Inscrit au groupe de la gauche démocratique, il appartint à diverses Commissions parmi lesquelles on peut citer, celle chargée d'étudier les questions intéressant les départements libérés de l'invasion ; celle chargée de l'étude de l'organisation économique du pays pendant et après la guerre; celle des régions libérées; celle des travaux publics, des mines, du commerce et de industrie. Son activité parlementaire durant 34 ans de vie sénatoriale, ne s'est traduite ni par la rédaction de rapports, ni par des discours. Il préférait la méthode directe au sein des comités de travail et la stimulation des exécutants. Ses principales manifestations oratoires se situent en 1917 sur les dommages de guerre, en 1918, à propos de la libération des régions envahies, et en 1919 sur l'insuffisance du ravitaillement.

Il fut l'objet le 14 juin 1931 à Cambrai d'une manifestation destinée à commémorer ses 33 années de vie parlementaire, ses 25 ans de Sénat et ses 45 ans de dévouement à la chose publique. Ses concitoyens et ses électeurs lui offrirent le témoignage de leur gratitude et de leur affection.

Au moment de l'invasion de 1940, Paul Bersez et sa famille furent chassés une deuxième fois de leur foyer et reprirent le chemin de l'exode. Paul Bersez était entré en sa 84e année.

Replié à Arcachon, il subit des privations et des fatigues dont il ne put se remettre.

A Vichy, le 10 juillet 1940, il ne prit pas part au vote des pouvoirs constituants.

Rentré à Paris, il y mourut le 27 août 1940, entouré de ses enfants et petits-enfants.

Il était Officier de l'Instruction publique et décoré de la médaille d'or de l'assistance publique.




Né le 22 janvier 1857 à Viesly (Nord)

Décédé le 27 août 1940 à Paris

Député du Nord de 1898 à 1906

Sénateur du Nord de 1906 à 1940

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, pp. 573 et 574)

Paul Bersez ne prend pas part au vote du 10 juillet 1940. Il meurt le 27 août 1940.