François Vermare

1866 - 1944

Informations générales
  • Né le 2 juin 1866 à Châtillon d'azergues (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 4 décembre 1944 à Saint-genis-laval (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Rhône
Groupe
Radical et radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 2 juin 1866 à Châtillon-d'Azergues (Rhône). Député du Rhône de 1924 à 1932.

Fils d'ouvriers tisseurs en soie. François Vermare fut un brillant élève de l'école normale primaire du Rhône. Son activité professionnelle fut tout entière tournée vers l'enseignement. Directeur d'école municipale et de cours complémentaire d'enseignement primaire supérieur et professionnel, il fonda en 1920 avec Edouard Herriot le groupement départemental de l'enseignement laïque du Rhône dont il devint le président.

Il s'intéressa dès avant la Première Guerre mondiale à la politique : élu conseiller général en 1907, il fut également conseiller municipal et adjoint au maire d'Oullins (Rhône). Candidat en 1920 sur la liste du parti (républicain radical à la tête de laquelle se trouvait E. Herriot, il ne fut pas élu. Il l'emporta par contre en 1924, en 9e position, avec la liste du cartel des gauches.

Pendant l'unique mandat qu'il détint au Palais Bourbon, il déploya une grande activité législative, et ce, dans les domaines les plus divers. Il déposa en 1926 une proposition de loi tendant à la suppression des conseils de guerre, et à la réforme de la justice militaire. Par ce texte, il souhaitait en effet aller plus loin que le projet Maginot qui venait d'être adopté : considérant que les appelés sont des citoyens comme les autres il estimait qu'il n'était pas normal de les soustraire aux juridictions de droit commun pour les infractions non militaires. Cette proposition préconisait également le remplacement des conseils de guerre par des tribunaux militaires pour les infractions strictement militaires ; ces tribunaux auraient été composés d'officiers juges et présidés par un magistrat civil. Il se préoccupe également des conditions de détention des condamnés pour homicide ou blessures involontaires, demandant qu'ils accomplissent leur peine dans des sections distinctes de celles des repris de justice et malfaiteurs. En 1927, il préconisait le remplacement des taxes sur le chiffre d'affaires par une taxe unique perçue au moment du passage du produit fini du secteur industriel au secteur commercial. Il prit position à plusieurs reprises en faveur de l'extension du droit de vote aux femmes. Inscrit au groupe radical et radical-socialiste, membre de la commission du commerce et de l'industrie, François Vermare s'intéressa également aux questions coloniales, à l'essor de l'industrie de la soie et évidemment à l'éducation nationale sous tous ses aspects. Auteur d'une étude historique sur le retour de Napoléon de l'île d'Elbe, rédacteur au Courrier Républicain de Tarare, dl collabora en outre à de nombreux journaux et revues.

Battu aux élections de 1928, il ne se représenta pas ensuite.