Paul, Xavier Besson

1831 - 1902

Informations générales
  • Né le 5 juin 1831 à Lons-le-saulnier (Jura - France)
  • Décédé le 20 juin 1902 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Jura
Groupe
Union des Droites

Biographies

Député à l'Assemblée nationale de 1871, né à Lons-le-Saulnier (Jura), le 5 juin 1831, docteur en droit depuis 1860, et avocat à la Cour de cassation et au Conseil d'Etat depuis 1867, il défendit en cette qualité, et avec succès, les Dominicains contre un frère du P. Lacordaire, dans le procès relatif à la succession de ce dernier.

Il se présenta dans son département d'origine aux élections du 8 février 1871, et fut élu, le 3e sur 6, par 27,738 voix sur 49,963 votants et 89,769 inscrits. Dès le 19 septembre 1870, alors qu'il était question de la convocation d'une Assemblée constituante, il avait sollicité les suffrages de ses concitoyens dans une profession de foi où il disait : « Je n'ai à briser aucune attache à aucun régime pour me dévouer, sous la forme acceptée de la nation, au salut et à la prospérité de la France. Etant de ceux qui ont gémi douloureusement du pouvoir arbitraire et sans contrôle, je n'imputerai pas à la République les embarras qui naîtront pour elle d'une situation qu'elle n'a pas faite. Je la servirai loyalement... »

Son attitude à l'Assemblée nationale ne parut pas justifier ces déclarations, et M. Besson, qui s'était assis d'abord au centre gauche, passa successivement au centre droit, à la droite et à l'extrême droite. Il vota:

- pour la paix (1er mars 1871),
- contre l'abrogation des lois d'exil (8 juin),
- contre la pétition des évêques « sur la situation intolérable faite au souverain pontife » (22 juillet),
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée (30 août),
- contre le retour des ministères à Paris (8 septembre),
- contre le retour de la Chambre à Paris (2 février 1872),
- contre le service de trois ans (8 juin),
- pour l'acceptation de la démission de Thiers (24 mai 1873),
- pour la prorogation des pouvoirs du maréchal de Mac-Mahon (19 novembre),
- pour le maintien de l'état de siège (4 décembre),
- pour l'admission à titre définitif dans l'armée des princes d'Orléans (28 mars 1874),
- contre l'ensemble des lois constitutionnelles (25 février 1875).

M. Besson a pris deux fois la parole à l'Assemblée: le 11 juillet 1871, dans la discussion relative à l'organisation et aux attributions des conseils généraux, il déposa un amendement demandant que tous les députés fissent partie de droit des conseils généraux, l'amendement fut repoussé; le 15 mai 1872, dans la discussion du projet de loi sur le droit d'association, il réclama une très grande liberté pour les associations religieuses. Il figura, en juin 1873, au pèlerinage de Paray-le-Monial.

Candidat aux élections sénatoriales du 30 janvier 1876, il échoua, et quitta la vie politique.

L'année d'avant, il avait eu à soutenir et avait gagné contre son beau-père, M. Bréan, un procès qui eut quelque retentissement, au sujet du testament considérable fait en sa faveur par sa femme, morte peu de temps après son mariage.


Né le 5 juin 1831 à Lons-le-Saunier (Jura), mort le 20 juin 1902 à Paris-6e.

Représentant du Jura à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY Dictionnaire des Parlementaire, t. 1, p. 305.)

Après son échec aux élections sénatoriales du 30 janvier 1876, il reprit sa charge d'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation et la conserva jusqu'à sa mort qui survint à Paris à son domicile de la rue de Vaugirard, le 20 Juin 1902.