Paul, Louis, Gabriel Bethmont

1833 - 1889

Informations générales
  • Né le 12 octobre 1833 à Vitry-sur-seine ( - France)
  • Décédé le 28 août 1889 à Puy-du-lac (Charente-Inférieure - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 22 janvier 1865 au 27 avril 1869
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 9 novembre 1880
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 12 décembre 1880 au 14 octobre 1881
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 6 mars 1882
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Centre gauche

Biographies

Fils d'Eugène Bethmont (1804-1860), qui avait été député et ministre, Paul Louis Gabriel Bethmont, député au Corps législatif de 1865 à 1870, représentant à l'Assemblée nationale de 1871 et député de 1876 à 1882, né à Vitry-sur-Seine (Seine), le 12 octobre 1833, après avoir fait ses études à Paris, débuta brillamment au barreau, et, sur sa réputation, sans se porter candidat, eut aux élections du 1er juin 1863, 227 voix dans la 2e circonscription de la Charente-Inférieure (Rochefort), où il a des propriétés ; le candidat officiel. M. Roy-Bry, fut élu par 12,831 voix contre 8,601 à M. Dufaure, candidat de l'opposition.

M. Roy-Bry étant décédé, les électeurs furent convoqués le 8 janvier 1865, pour nommer son remplaçant et donnèrent à M. Bethmont, candidat de l'opposition, au 2e tour de scrutin (22 janvier), 13 317 voix sur 22 872 votants et 29 576 inscrits, contre 9 463 voix à M. Leclerc, candidat bonapartiste ; il entra, deux mois après, au conseil général de la Charente-Inférieure. À la Chambre, il siégea au centre gauche et prit fréquemment la parole surtout sur les questions relatives à la marine. En juin 1865, il demanda, par amendement à la loi du budget, la suppression des conseils de préfecture qui jugent les actes de l'administration tout en en faisant eux-mêmes partie, et leur remplacement par la juridiction des tribunaux ordinaires, des conseils généraux et municipaux, selon le cas. L'amendement fut repoussé comme contraire au principe de la séparation des pouvoirs. Il fut aussi membre de la commission de la marine marchande.

Candidat aux élections du 24 mai 1869, il inscrivit dans sa profession de foi : « L'ordre et la liberté avec l'empereur », fut élu par 13 328 voix sur 25 608 votants et 30 405 inscrits, contre MM. Guillemain (11 321 voix) et Cordier (698), et, au moment du plébiscite de 1870, fut des dix-sept qui se séparèrent de la « gauche fermée » et déclarèrent qu'ils revendiquaient la liberté « sans faire ni vouloir faire aucune révolution ».

Pendant le siège de Paris, il s'engagea comme volontaire dans un bataillon de marche de la garde nationale. La Charente-Inférieure l'envoya siéger à l'Assemblée de Bordeaux, le 8 février 1871, le 2e sur 10, par 86,183 voix sur 105,000 votants et 148,277 inscrits ; il siégea au centre gauche, qu'il présida ; inscrit aussi à la gauche républicaine, il fut plusieurs fois secrétaire de l'Assemblée, et occupa fréquemment la tribune dans les discussions du budget, de la loi militaire, etc. Il vota pour la paix, s'abstint sur les prières publiques, se prononça :

- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour le retour de l'Assemblée à Paris,
- contre la démission de Thiers,
- contre la circulaire Pascal,
- contre l'arrêté sur les enterrements civils,
- contre le septennat,
- contre le maintien de l'état de siège,
- contre le ministère de Broglie,
- pour la dissolution de l'Assemblée,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles.

Réélu le 20 février 1876, dans l'arrondissement de Rochefort, par 6 844 voix sur 13 380 votants et 17 377 inscrits, contre M. Georges Roche (6 407 voix), et nommé vice-président de la Chambre le 13 mars, puis membre de la commission du budget et président de la commission des ports, il déposa avec M. Houyvet, en novembre, lors de la discussion de la proposition Gatineau demandant la cessation de poursuites pour faits de la Commune, un contre-projet portant que la prescription serait acquise a tout individu qui n'aurait encore été l'objet d'aucune poursuite ; le principe du contre-projet fut adopté. Hostile au ministère de Broglie, il fut chargé, en juin 1877, de développer le premier l'interpellation déclarant que « la présence du cabinet au pouvoir compromettait la paix intérieure et extérieure », interpellation qui aboutit au refus de confiance des 363 et à la dissolution.

Il fut réélu, le 14 octobre 1877, par 7 726 voix sur 14 843 votants et 17 901 inscrits, contre M. Georges Roche, candidat du maréchal de Mac-Mahon. Nommé premier président de la Cour des comptes, le 23 octobre 1880, il fut, de ce chef, soumis à la réélection, et élu, le 12 décembre 1880, par 9 277 voix sur 13 553 votants et 18 698 inscrits.

Aux élections générales du 21 août 1881, son mandat lui fut encore renouvelé par 7 706 voix sur 10 635 votants et 19 221 inscrits, contre 1 923 voix données à M. Capoulun, mais il donna sa démission le 6 mars 1882, pour se consacrer entièrement à ses fonctions de premier président de la Cour des comptes.

Chevalier de la Légion d'honneur de la promotion du 8 juillet 1886.


Né le 12 octobre 1833 à Vitry-sur-Seine (Seine), mort au château de La Grève, commune de Puy-du-Lac (Charente-Inférieure) le 28 août 1889.

Représentant de la Charente-Inférieure à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876.

Député de la Charente-Inférieure de 1876 à 1882.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 306.)

Après cette démission de député, il ne put, comme il en avait décidé, se consacrer à ses hautes fonctions de Premier président de la Cour des comptes. Il mourut prématurément à 56 ans, au Puy-du-Lac.

Date de mise à jour: octobre 2016