Philema, Jean-Baptiste Lemaire

1856 - 1932

Informations générales
  • Né le 7 juillet 1856 à Verberie (Oise - France)
  • Décédé le 6 mai 1932 à Neuilly-sur-seine (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Etablissements français de l’Inde
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 7 juillet 1856 à Verberie (Oise), mort le 6 mai 1932 à Neuilly-sur-Seine (Seine).

Député de l'Inde française de 1906 à 1910.

Fils d'un menuisier de religion protestante, Philema Lemaire fait d'excellentes études et, après avoir été reçu bachelier ès lettres et bachelier ès sciences, passe la licence de droit.

Il entre alors, en 1877, au ministère des Finances, comme surnuméraire, et il est nommé commis en 1883. Il passe ensuite à l'administration des colonies et, en 1886, il est nommé sous-chef de bureau à la direction des Etablissements français d'Océanie.

Il poursuit sa carrière dans l'administration des colonies : chef de bureau en 1889; affectation à la Martinique début 1892, puis au Sénégal en fin de la même année ; nomination comme secrétaire général de la Côte-d'Ivoire en 1893. Il est relevé de ses fonctions, sur sa demande, en 1895, par suite de difficultés avec l'autorité militaire.

Partout, il se fait remarquer par sa connaissance approfondie des règlements et ses qualités exceptionnelles de travail et de dévouement.

Placé hors cadre en mission auprès du résident général Laroche partant pour Madagascar, il est nommé résident dans cette colonie en décembre 1895. Peu de temps après, il est nommé résident de Fort-Dauphin. Pendant son séjour dans cette ville, il sera l'objet d'attaques motivées en grande partie par la passion apportée dans leur propagande par les représentants des différents cultes qui se disputent la population de Madagascar et il semble que Gallieni lui ait reproché d'avoir manqué d'initiative dans son action.

En 1895, il se présente, sans succès, au concours de l'inspection des colonies.

En 1899, il est nommé administrateur en chef des colonies, puis, la même année, gouverneur des colonies et lieutenant-gouverneur du Congo.

En 1902, il est nommé gouverneur de la Martinique, en raison de ses qualités d'administrateur, pour réorganiser le territoire après la catastrophe de Saint-Pierre et pendant la période troublée qui suivit les éruptions de la Montagne Pelée.

En 1904, il est nommé gouverneur des Etablissements français de l'Inde, mais, victime de cabales politiques, il quitte les Indes le 18 avril 1905.

Candidat aux élections dans l'Inde, qui ont lieu le 6 mai 1906, il renonce au poste de gouverneur de la Nouvelle-Calédonie auquel il avait été nommé en janvier de la même année. Il est élu par 17.011 voix sur 31.276 votants, contre 14.260 à Henrique-Duluc, député sortant. Au cours de cette législature, il prend part à la discussion de l'interpellation de Puech sur les scandales de la Guinée française, ainsi qu'à la discussion du budget pour 1908 et du budget pour 1910.

En 1908, il demande à l'interpeller le ministre des Colonies sur la situation de l'Inde française.

Aux élections de 1910, il est battu par Paul Bluysen, journaliste, par 20.580 voix contre 17.453.

Il se représente aux élections de 1914 et de 1919, mais il est à nouveau battu par Bluysen.

Il avait été nommé gouverneur général honoraire en 1911 et faisait partie du Conseil supérieur des colonies.

Il mourut le 6 mai 1932 à Neuilly-sur-Seine à l'âge de 76 ans.

Philema Lemaire était officier de la Légion d'honneur.