Henri, Auguste, Joseph Lillaz

1881 - 1949

Informations générales
  • Né le 6 janvier 1881 à Sainte-colombe (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 10 septembre 1949 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Né le 6 janvier 1881 à Sainte-Colombe (Rhône).

Député des Basses-Pyrénées de 1928 à 1936.

Sous-secrétaire d'Etat à l'Instruction publique du 2 mars au 13 décembre 1930.

Ses études secondaires et de droit terminées, Henri Lillaz s'inscrivit au barreau de Paris. Ce fut pour lui l'occasion de devenir, dès 1904, le collaborateur de Louis Barthou qui apprécia en lui autant sa grande faculté de travail que sa vive intelligence pour laquelle aucun problème ne devait demeurer sans solution. Et ce fut cette même collaboration, devenue entre-temps étroite et pleine d'amitié, qui conduisit Lillaz à la politique, tout comme elle devait faire de ce Rhodanien un Béarnais d'adoption et de cœur. Il se fixa en effet dans les Basses-Pyrénées où son frère, Jean Lillaz, ingénieur principal du réseau des chemins de fer du Midi, y construisait la ligne Pau-Camfrant, via le tunnel du Somport. Lillaz devait aussi faire dans ce Midi dont il s'était épris sa carrière politique, sous l'impulsion de son propre patron, Louis Barthou, l'un des plus illustres enfants du pays, sénateur des Basses-Pyrénées, puis membre de nombreux ministères, enfin président du Conseil. Fixé depuis vingt-cinq ans dans la vallée d'Aspe où il dirigeait une entreprise industrielle, Henri Lillaz était conseiller général du canton d'Accous et avait été pendant la guerre chef de cabinet du secrétaire d'Etat à l'Intendance, lorsqu'il se présenta aux élections législatives de 1928 dans la circonscription d'Oloron, sa candidature se plaçant sous le patronage de Louis Barthou, dont il pouvait seul se réclamer.

Radical indépendant, son programme s'apparentait à la politique d'union nationale. A ce titre, il entendait défendre la propriété, veiller à l'application des lois fondamentales de la République dans le respect de la liberté de conscience, donner aux fonctionnaires un statut fixant leurs droits et leurs devoirs, et enfin lutter contre « les sans-patrie, fauteurs de désordre et les traîtres » Pour ce qui était des intérêts d'une région essentiellement agricole, il voulait une adaptation des lois d'assistance et d'assurance aux besoins des agriculteurs, une réduction du prix des transports des engrais, une protection douanière plus efficace en leur faveur.

Il se présenta aux élections du 29 avril 1928 sous l'égide de la gauche radicale. Assurément, rarement premier tour fut plus indécis puisque sur 15.705 électeurs et 13.150 votants, Lillaz obtenait 4.270 voix et son principal concurrent, Sarraihl, 4.270 également. Le second tour fut différent puisque Lillaz devait l'emporter par 6.654 voix, soit un peu plus de la moitié des suffrages exprimés. Sa situation devait d'ailleurs s'améliorer lors de l'élection de la 15e législature où il fut élu dès le premier tour avec 6.994 voix contre 6.422 à Sarraihl. Par contre, la 16e législature lui fut fatale. Il fut battu au second tour par 6.818 voix contre 6.880 à Jean Mendiondou.

A la Chambre, où il siégeait sur les Dancs de la gauche radicale, il appartint aux commissions des affaires étrangères, des mines, des travaux publics, de la marine militaire et enfin, en 1933, à celle des finances. Il fut l'auteur d'une proposition de loi portant ouverture dans les écritures du Trésor d'un compte de services spéciaux, d'un ordre du jour motivé sur les interpellations relatives aux incidents du camp militaire de- Chalon et intervint dans la discussion d'un projet de loi sur la prophylaxie de la tuberculose des bovidés.

Enfin, il appartint, de mars à décembre 1930 au 2e cabinet André Tardieu en qualité de sous-secrétaire d'Etat pour l'Enseignement technique près le ministère de l'Instruction publique, poste dont il devait démissionner le 4 décembre 1930.

Avant tout homme d'affaires, il fut copropriétaire, puis administrateur du Bazar de l'Hôtel de Ville, de la Société des grands hôtels de Biarritz et de la Société fermière des casinos, qu'il contrôla jusqu'à sa mort.

Homme de cheval, il était propriétaire de chevaux de course ; il était aussi animateur et organisateur de ces « saisons » qui devaient contribuer à acclimater définitivement le grand tourisme sur la Côte basque, rendant d'ailleurs le même service à la ville de Pau qui lui doit le plus clair de ses embellissements.

Journaliste, enfin, Lillaz avait fondé à Paris en 1917 le journal Oui qui s'intitula par la suite L'avenir de Paris et il était également propriétaire et directeur de l'Indépendant des Basses-Pyrénées.

Il était officier de la Légion d'honneur.




Né le 6 janvier 1881 à Sainte-Colombe (Rhône)
Décédé le 10 septembre 1949 à Paris (16ème)

Député des Basses-Pyrénées de 1928 à 1936
Sous-secrétaire d'Etat à l'instruction publique du 2 mars au 13 décembre 1930

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VI, p. 2281, 2282)

Ayant abandonné la carrière politique, Henri Lillaz se consacre à l'administration de la Société des grands hôtels de Biarritz et à la Société fermière des casinos qu'il contrôle jusqu'à sa mort, survenue le 10 septembre 1949 à Paris dans le 16e arrondissement, à l'âge de 68 ans.