Louis, Constantin, Henri, François-Xavier de Clercq

1837 - 1901

Informations générales
  • Né le 24 décembre 1837 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 27 décembre 1901 à Oignies (Pas-de-Calais - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Union des Droites

Biographies

Représentant à l'Assemblée nationale de 1871, député de 1877 à 1881, et de 1885 à 1889, né à Paris, le 24 décembre 1837, il n'était connu, avant les événements de 1870, que comme propriétaire, maire d'Oignies (Pas-de-Calais), et conseiller général de ce département pour le canton de Carvin.

Son premier acte politique fut l'envoi d'une lettre au sous-préfet de la Défense Nationale à Béthune, lettre où il disait : « Je tiens à vous déclarer que, l'un des premiers du conseil général, je suis venu trouver le préfet pour faire adhésion au nouveau gouvernement et lui offrir mon concours ; qu'à la réunion du conseil général j'ai été en opposition absolue avec le parti réactionnaire ; qu'enfin j'ai déclaré plusieurs fois en public que je n'admettais pas la possibilité d'une restauration et que je réprouvais complètement cette idée absurde ; que j'étais l'ennemi-né des d'Orléans : qu'enfin je voulais appuyer la République... »

Malgré cette déclaration, M. de Clercq, élu, le 8 février 1871, représentant du Pas-de-Calais à l'Assemblée nationale, le 11e sur 15, avec 135 502 voix (139 532 votants, 206 432 inscrits), siégea à droite et se rangea parmi les adversaires les plus ardents de la forme républicaine.

Il vota, avec la majorité conservatrice et monarchiste :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant,
- contre le retour de l'Assemblée à Paris,
- pour la démission de Thiers au 24 mai,
- pour le septennat,
- pour l'état de siège,
- pour la loi des maires,
- pour le ministère de Broglie,
- contre la dissolution,
- contre les amendements Wallon et Pascal Duprat,
- et contre l'ensemble des lois constitutionnelles.

C'est à cette dernière occasion que M. de Clercq se fit surtout remarquer. Il vint en effet donner lecture, au nom d'un certain nombre de ses collègues et au sien, d'une déclaration portant qu'ils ne pouvaient, malgré leur dévouement au maréchal de Mac-Mahon, s'associer au vote de la Constitution, parce qu'elle ne contenait pas « les deux grandes garanties conservatrices qui leur paraissaient indispensables : la nomination d'un tiers des sénateurs par le président de la République et l'adjonction des plus imposés. »

Cette manifestation fut presque aussitôt suivie de la constitution d'un nouveau groupe parlementaire, - le groupe de Clercq, - formé de plusieurs membres du centre droit et de quelques représentants de la droite pure. Ce groupe était destiné à « servir de trait d'union entre toutes les fractions conservatrices de la Chambre et à appuyer la politique formulée dans le programme du nouveau cabinet » (le ministère Buffet).

M. de Clercq échoua, le 20 février 1876, comme candidat conservateur dans la 2e circonscription de Béthune, avec 9 529 voix, contre 9 882 à M. Brasme, républicain, élu.

Il ne devint député de cette circonscription qu'après la dissolution de la Chambre des députés, le 14 octobre 1877, et grâce à l'appui officiel du gouvernement du Seize-Mai : il fut élu par 14 316 voix (21 299 votants, 24 886 inscrits), contre M. Descat, républicain, 6 916. Il fit parti de la minorité de droite, se prononça :

- contre les invalidations d'un grand nombre de ses collègues,
- contre le ministère Dufaure,
- contre l'élection de M. Grévy à la présidence de la République,
- contre l'amnistie,
- contre l'article 7,
- contre l'application des décrets aux congrégations,
- contre le divorce, etc.

Il ne fit point partie de la Chambre du 21 août 1881, ayant échoué avec 9 596 voix, contre 11 769 accordées à M. Desprez, républicain, élu.

Les élections du 4 octobre 1885 ramenèrent M. de Clercq au Palais-Bourbon. Le 12e et dernier de la liste conservatrice, il fut élu député du Pas-de-Calais, par 100 914 voix (180 439 votants, 216 227 inscrits). Comme précédemment, ses votes ont été conformes à ceux du côté droit de la Chambre. Il s'est prononcé notamment :

- contre les projets de loi sur l'enseignement primaire,
- contre l'expulsion des princes,
- pour le maintien de l'ambassade du Vatican
- et, en résumé, contre les divers ministères de gauche qui ont successivement occupé le pouvoir.

En dernier lieu, il était absent par congé lors du rétablissement du scrutin d'arrondissement, et lors du vote sur la révision de la Constitution ; il s'est prononcé :

- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligne des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 24 décembre 1837 à Paris, mort le 27 décembre 1901 à Oignies (Pas-de-Calais).

Député du Pas-de-Calais de 1877 à 1881. et de 1885 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, page 134.)

Amateur d'objets d'art, et particulièrement d'antiquités orientales provenant de Chaldée, d'Assyrie, de l'île de Chypre, Louis de Clercq commença, en 1889, le catalogue de cette collection remarquable qu'il comptait léguer à l'Etat.

Cette même année, il se présenta aux élections générales législatives des 22 septembre et 6 octobre et échoua, au deuxième tour de scrutin dans la 2e circonscription de Béthune, battu par M. André Desprez qui recueillit 10.663 voix alors qu'il ne totalisait que 5.474 suffrages sur 16.783 votants.

Le 4 janvier 1891, M. André Desprez fut élu sénateur du Pas-de-Calais et démissionna de son mandat de député le 17 janvier suivant. Louis de Clercq se présenta à l'élection partielle du 22 février 1891 destinée à pourvoir le siège vacant. Il n'obtint que 312 voix contre 8.595 à M. Basley qui emporta le siège, sur 15.468 votants.

Dès lors, il abandonna définitivement la politique et se consacra à ses collections, partageant son temps entre Oignies où il possédait des intérêts dans des sociétés minières, et Paris ou l'attirait la vie artistique et intellectuelle. C'est à Oignies qu'il mourut le 27 décembre 1901, à l'âge de 64 ans.

Bien que marié deux fois, il ne laissait pas d'enfant. Le catalogue de ses collections fut, après sa mort, continué par les soins de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il comporte huit volumes in-folio.