Maurice, Pierre, Marie Vergoin

1850 - 1892

Informations générales
  • Né le 10 mai 1850 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 6 octobre 1892 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Paris le 10 mai 1850, fils de Pierre-Marie-Arthur Vergoin, et de Marie-Guillemin Grégoire, il fit son droit à Paris, se fit inscrire au barreau d'Alençon, professa, au lycée de cette ville, un cours de droit usuel, collabora au Progrès de l'Orne, journal républicain, et devint chef de cabinet du préfet.

Il acheta ensuite une étude d'avoué à Epernay, et, quelque temps après, entra dans la magistrature comme procureur de la république près le tribunal civil de Mayenne (1880). Nommé au même titre à Perpignan au mois de novembre suivant, il devint avocat général à Aix en 1882, puis à Dijon en 1883 ; il eut, à propos d'un discours de rentrée dans lequel il s'élevait contre la lenteur et les frais de la justice, des démêlés avec ses chefs hiérarchiques qui le firent envoyer en disgrâce à Grenoble, où, plutôt que de modifier son discours de rentrée en 1884, il préféra donner sa démission et se fit inscrire au barreau de Versailles.

Il collabora au Républicain de Seine-et-Oise, et, porté, le 4 octobre 1885, sur la liste radicale de ce département, fut élu député au second tour, le 6e sur 9, par 55,735 voix (119,995 votants, 153,342 inscrits).

Il prit place à la gauche radicale, vota l'expulsion des princes, adhéra au programme du général Boulanger, fit partie du « comité républicain national », mena une campagne active dans le département du Nord (avril 1888) en faveur de l'élection du général, et, dans la dernière session, s'abstint sur le rétablissement du scrutin d'arrondissement (février 1889), et se prononça

- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

Son nom fut mêlé, dans les derniers mois de la législature, à des poursuites contre une demi-mondaine, Mlle Schneider, dite de Sombreuil, que le gouvernement voulait expulser, et qui compromit, pour se défendre, le député de Seine-et-Oise qu'elle avait compté un moment au nombre de ses amis.


Né le 10 mai 1850 à Paris, mort le 6 octobre 1892 à Paris (4e).

Député de Seine-et-Oise de 1885 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V., p. 502.)

Maurice Vergoin se représenta aux élections de 1889, mais fut balayé, comme beaucoup de candidats boulangistes. Abandonnant la Seine-et-Oise, il choisit la 2e circonscription du XXe arrondissement de Paris où, avec 5.989 voix sur 12.579 votants, il fut battu de peu au scrutin de ballottage par Tony Révillon, élu avec 6.278 voix. Il était arrivé en tête au premier tour avec 5.006 voix sur 13.334 votants.

Secrétaire du Comité républicain national de Boulanger, il avait été le créateur de la Fédération révisionniste fondée en vue de préparer l'élection du 27 janvier 1889 à Paris, qui vit l'écrasante victoire du général Boulanger et le mit au bord du coup d'Etat. Vergoin soutenait aussi le mouvement par son journal La République et il compta parmi les derniers fidèles de Boulanger, lors de ses exils à Londres et à Bruxelles.

Condamné à 8 mois de prison pour injures à Quesnay de Beaurepaire, qui occupait le siège du ministère public contre Boulanger lors de la comparution de celui-ci en Haute Cour, il se réfugia à Jersey puis à Bruxelles, où il essaya d'exercer sa profession d'avocat.

Gracié, il put rentrer à Paris où il mourut dans sa quarante-troisième année, le 6 octobre 1892.

Sa conduite orageuse avait provoqué son divorce, fait encore peu courant à l'époque.