Tristan Lambert

1846 - 1929

Informations générales
  • Né le 16 février 1846 à Fontainebleau (Seine-et-Marne - France)
  • Décédé le 7 janvier 1929 à Neuilly-sur-seine (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Appel au peuple

Biographies

Député de 1876 à 1877, né à Fontainebleau (Seine-et-Marne) le 16 février 1846, il s'engagea dans l'armée en 1870, prit part aux combats livrés sous Metz, et fut blessé à Gravelotte et décoré de la médaille militaire. Après la capitulation, il partagea la captivité de l'empereur à Wilhemshoe.

Bonapartiste militant, il fit dans son département, après la guerre franco-allemande, une propagande active contre les institutions républicaines, et se présenta aux élections législatives de 1876, dans l'arrondissement de Fontainebleau, avec une profession de foi où il se recommandait de sa « fidèle et reconnaissante affection » pour la famille impériale. Il eut pour concurrents MM. de Ségur, monarchiste, et Vellaud, républicain. Aucun des candidats n'obtint la majorité au premier tour. Au ballottage du 5 mars, M. Tristan Lambert fut élu député de Fontainebleau par 9,580 voix (18,222 votants, 22,889 inscrits).

Il alla siéger à droite, dans le petit groupe de l'Appel au peuple, et se signala par la vivacité de ses interruptions contre les orateurs de la majorité. Partisan de l'acte du 16 mai 1877, il appuya le cabinet de Broglie-Fourtou, et, après la dissolution de la Chambre, se représenta devant les électeurs de Fontainebleau comme candidat officiel; mais il échoua avec 8,418 voix contre 11,472 à l'élu républicain, M. Jozon.

Au moment de la mort de l'ex-prince impérial (juin 1879), M. Tristan Lambert abandonna le parti bonapartiste et fit adhésion au comte de Chambord. La mort de ce dernier le rallia au comte de Paris.

Porté, aux élections du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice de Seine-et-Marne, il échoua avec 7,725 voix sur 73,741 votants. On a de lui : La vraie légitimité ; Le droit prime la force, etc.

Né le 16 février 1846 à Fontainebleau (Seine-et-Marne), mort le 7 janvier 1929 à Neuilly-sur-Seine (Seine).

Député de Seine-et-Marne de 1876 à 1877. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 559.)

Au renouvellement du 27 septembre 1889, le baron Lambert tenta de prendre sa revanche de son échec de 1885 mais sans succès : il n'obtint que 2.084 voix au premier tour dans la circonscription de Fontainebleau et le scrutin de ballottage vit sa déroute avec 205 voix seulement.

Foncièrement royaliste, bien que bonapartiste militant sous l'Empire, le baron Lambert qui n'aimait pas la personnalité du prince Jérôme s'était rallié, à la mort du prince impérial, au comte de Chambord, puis au comte de Paris après la mort de celui-ci. Il devait désormais, par sa plume et par l'action, servir fidèlement les Orléans.

En 1890, lorsque le duc d'Orléans - que son geste allait faire surnommer « Gamelle » - demanda son incorporation dans l'armée française, Tristan Lambert se fit arrêter et emprisonner à la Conciergerie avec lui.

Il applaudit à la fondation de l'Action française et à celle des Camelots du Roi dont il devait devenir le doyen, participant activement aux expéditions punitives organisées par ceux-ci contre Thalamas, futur député, conférencier à la Sorbonne, dont ils n'acceptaient pas l'opinion sur Jeanne d'Arc non plus que sur la « pédagogie historique », se faisant même arrêter et enfermer au poste du Panthéon à cette occasion. Il apportait quotidiennement à la Santé le soutien de sa présence aux Camelots que l'agitation révolutionnaire de leur fièvre royaliste avait amenés là pour un temps.

Tristan Lambert qui avait vendu pendant vingt ans l'Action française chaque dimanche à la porte de Saint-Pierre-de-Neuilly, où sa profonde piété le faisait assister à la messe et communier tous les jours, n'eut pas droit aux obsèques religieuses lorsqu'il mourut, le 7 janvier 1929.

Ni le clergé de Saint-Pierre, ni le cardinal Dubois, archevêque de Paris, n'acceptèrent de passer outre, la renonciation exigée par l'Eglise après la condamnation en Cour de Rome de l'Action française n'ayant pu être produite. Fondateur et vice-président de l'Association des publicistes chrétiens, vice-président des Chevaliers pontificaux, il était en outre chevalier de l'ordre de Malte.