Marie, Charles, Albert Costa de Beauregard

1835 - 1909

Informations générales
  • Né le 24 mai 1835 à La Motte-Servolex (Savoie - France)
  • Décédé le 15 février 1909 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Savoie
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à l'Assemblée nationale de 1871, né à la Motte-Servolex (Savoie), le 24 mai 1835, riche propriétaire et conseiller général de son département, commanda, pendant la guerre de 1870, un bataillon de mobiles, il fut blessé à Héricourt et fait prisonnier par les Prussiens.

Conservateur monarchiste et catholique, il fut élu, le 8 février 1871, représentant de la Savoie à l'Assemblée nationale, le 5e et dernier, par 19 339 voix (38 375 votants, 66 544 inscrits).

Il prit place à droite, s'inscrivit à la réunion Colbert et au cercle des Réservoirs, et signa l'adresse des députés syllabistes au Pape et la proposition de rétablissement de la monarchie.

À la suite du discours séparatiste prononcé dans un banquet par M. Piccon, député de Nice, et qui produisit dans toute la France une émotion profonde, M. Costa de Beauregard protesta, à la tribune de l'Assemblée, du patriotisme inaltérable de la Savoie :

« Il ne peut entrer, s'écria-t-il, dans la pensée de personne, que la Savoie soit solidaire de ce qui a pu se passer à Nice. Mais, à ces aspirations anti-françaises, nous n'avons, nous, qu'à opposer l'affirmation de notre patriotisme. Nous pouvons être divisés d'opinion en Savoie, mais devant Dieu et devant le pays, j'affirme que républicains et monarchistes se rallieront toujours, comme pendant la guerre, au cri de « Vive la France ! »

M. Costa de Beauregard fut un des secrétaires de l'Assemblée. Il vota constamment avec la droite :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- contre le retour de l'Assemblée à Paris,
- pour le pouvoir constituant,
- pour la démission de Thiers au 24 mai,
- pour le septennat, pour l'état de siège,
- pour la loi des maires,
- pour le ministère de Broglie,
- contre l'amendement Wallon
- et contre l'ensemble des lois constitutionnelles.

Il s'abstint dans le scrutin, sur l'amendement Pascal Duprat.

Il ne fit pas partie d'autres législatures.