Edouard, Jean, Constantin Martell

1834 - 1920

Informations générales
  • Né le 17 février 1834 à Cognac (Charente - France)
  • Décédé le 20 juillet 1920 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Charente
Groupe
Centre droit

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 27 juillet 1890 au 6 janvier 1894
Sénateur
du 7 janvier 1894 au 3 janvier 1903
Sénateur
du 7 janvier 1912 au 20 juillet 1920

Biographies

Représentant en 1871, né à Cognac (Charente) le 17 février 1834, fils de Jean Gabriel Martell (1789-1887), député de 1846 à 1848, Edouard Jean Constantin Martell, négociant en eaux-de-vie à Cognac, riche propriétaire et grand viticulteur, fut élu représentant de la Charente à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871, le 1er sur 7, par 55 807 voix (70 607 votants, 114 376 inscrits).

Il prit place au centre droit, se déclara républicain conservateur, se fit inscrire à la réunion Feray, et vota :

- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour la pétition des évêques,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- contre le service militaire de trois ans,
- pour la démission de Thiers,
- pour le septennat,
- pour le ministère de Broglie,
- pour les lois constitutionnelles.

Il avait été élu, le 8 octobre 871, conseiller général du canton de Cognac.

Aux élections du 20 février 1876, il échoua au second tour, le 5 mars, comme candidat constitutionnel, dans l'arrondissement de Cognac, avec 1 278 voix contre 8 318 à M.Cunéo d'Ornano, bonapartiste.


Né le 17 février 1834 à Cognac (Charente), mort le 20 juillet 1920 à Paris.

Représentant à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876.

Sénateur de la Charente de 1890 à 1903 et de 1912 à 1920.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 287.)

Il fut nommé maire de Cherves, où la famille Martell possédait la propriété de Chanteloup, de 1865 à 1876 et de 1888 jusqu'à son décès. Conseiller général depuis 1871, il fut aussi pendant plusieurs années président de l'importante société d'agriculture de la Charente.



Elu sénateur avec un programme républicain le 27 juillet 1890, en remplacement de feu le général Gresley, inamovible, par 472 voix contre 379 à Marrot, avocat ; réélu le 7 janvier 1894, au premier tour, par 433 voix sur 841 votants, il n'obtient, le 4 janvier 1903, que 416 voix contre 464 à Jules Brisson et perd son siège. Cet échec ne le décourage pas et, le 7 janvier 1912, Edouard Martell affronte de nouveau la lutte ; grâce aux divisions de ses adversaires, obtenant au troisième tour 414 voix contre 383 à Blanchier, il remplace Brisson qui l'avait battu neuf ans plus tôt.

Dans ses diverses fonctions, il s'intéressa particulièrement à sa région en ce qui concerne les questions commerciales.

Edouard Martell mourut le 20 juillet 1920 à Paris, à l'âge de 86 ans.