Alfred, Nicolas Deseilligny

1828 - 1875

Informations générales
  • Né le 9 mai 1828 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 17 avril 1875 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Aveyron
Groupe
Centre droit
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 17 avril 1875
Département
Aveyron
Groupe
Centre gauche - Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1869 à 1870, représentant en 1871 et ministre, né à Paris, le 9 mai 1828, mort à Paris, le 17 avril 1875, il était le fils d'un ancien proviseur du lycée Louis-le-Grand.

Neveu de M. Schneider, il prit, en 1853, la direction des usines du Creusot, dont il devint maire plus tard, épousa sa cousine, Mlle Schneider, en 1858, et fut nommé, dans les premiers mois de 1867, administrateur des mines de Decazeville.

Le 24 mai 1869, les électeurs de la 3e circonscription de l'Aveyron l'élurent, avec l'appui de l'administration, député au Corps législatif par 18,414 voix sur 36,472 votants et 41,558 inscrits, contre 18,037 voix à M. Cibiel. Il s'associa à la politique de l'empire libéral, soutint le cabinet Ollivier, et vota la déclaration de guerre à la Prusse.

Le 8 février 1871, le département de l'Aveyron l'élut représentant à l'Assemblée nationale, le 6e sur 8, avec 56,215 voix sur 65,273 votants et 118,224 inscrits.

Il prit d'abord place au centre gauche, dont il devint vice-président, fut l'un des quinze représentants adjoints à MM. Thiers et Jules Favre pour discuter les préliminaires de paix, parla sur la fabrication des armes de guerre, sur l'impôt des matières premières, sur la proposition Casimir Périer (impôt sur les bénéfices commerciaux et industriels), fit partie de la commission des expositions internationales, et vota : pour la paix, pour les prières publiques, pour l'abrogation des lois d'exil, pour le pouvoir constituant de l'assemblée; il fut aussi, en 1872, membre de la commission du budget.

En 1873, il quitta le centre gauche pour passer au centre droit, et devint un des adversaires de la politique plus nettement républicaine de M. Thiers. Il vota, le 24 mai, pour l'acceptation de la démission de Thiers, et, le lendemain, accepta dans le cabinet de Broglie, le portefeuille des Travaux publics. Il se prononça pour la circulaire Pascal, pour l'arrêté contre les enterrements civils, et pour le septennat. Ce dernier vote ayant provoqué un remaniement du ministère, M. Deseilligny accepta dans le nouveau cabinet de Broglie (26 novembre 1873) le portefeuille de l'Agriculture et du Commerce, prit souvent la parole, comme ministre, sur le budget, sur les impôts nouveaux, etc., et vota pour le maintien de l'état de siège et pour le ministère de Broglie qu'il suivit dans sa chute, le 16 mai 1874. Il se prononça encore contre le retour du parlement à Paris, contre la dissolution, contre l'amendement Wallon, contre l'amendement Pascal Duprat, pour les lois constitutionnelles.

Il mourut de la fièvre typhoïde pendant la législature. Il était conseiller général de l'Aveyron depuis le 8 octobre 1871 pour le canton d'Aubin, et chevalier de la Légion d'honneur. On a de lui : Influence de l'éducation sur la moralité et le bien-être des classes laborieuses (1868), ouvrage couronné par l'Académie des sciences morales et politiques.