Pierre, Joseph Robert

1814 - 1904

Informations générales
  • Né le 28 janvier 1814 à Rouen (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 28 avril 1904 à Fécamp (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Union des Droites

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 7 janvier 1882
Sénateur
du 8 janvier 1882 au 3 janvier 1891

Biographies

Représentant en 1871, membre du Sénat, né à Rouen (Seine-Inférieure) le 28 janvier 1814, il entra à Saint-Cyr en 1831, en sortit sous-lieutenant en 1833, passa dans l'état-major, et devint successivement lieutenant le 1er janvier 1836, capitaine le 18 janvier 1840, chef d'escadron le 3 janvier 1851, lieutenant-colonel le 10 mai 1859, colonel le 26 décembre 1864, et chef d'état-major de la division de Rouen.

En 1870, il était chef d'état-major du général Douai qui fut tué à Wissembourg, assista à Wœrth, rejoignit l'armée de Châlons avec le 1er corps et, aide-de-camp de Ducrot, fut fait prisonnier à Sedan. Rentré en France après la guerre, il fut fait général de brigade le 27 octobre 1871, et admis dans le cadre de réserve en 1876.

Le général Robert s'était aussi occupé de politique. En 1848, il posa, comme républicain, sa candidature à l'Assemblée constituante dans la Seine-inférieure, mais sans succès: plus heureux en 1871, il fut élu, le 2 juillet représentant de la Seine-Inférieure à l'Assemblée nationale, en remplacement de quatre représentants qui avaient opté pour d'autres départements, le 3e sur 4, par 60,511 voix (115,759 votants, 206,414 inscrits); il prit place à droite, signa l'adresse des députés syllabistes au pape, et vota:

- pour la pétition des évêques,
- contre le service de trois ans,
- pour la démission de Thiers,
- pour le septennat,
- pour le ministère de Broglie,
- contre l'amendement Wallon,
- contre les lois constitutionnelles.

Conseiller général du canton de Fécamp le 8 octobre 1871, puis vice-président de ce conseil, il fut élu, le 30 janvier 1876, sénateur de la Seine-Inférieure, par 545 voix (867 votants); il prit place à droite, combattit la politique scolaire et coloniale des ministères républicains, et parla (juin 1881) sur la loi relative à l'instruction primaire, en demandant que la fréquentation des écoles mixtes ne fût pas obligatoire pour les jeunes filles.

Réélu, au renouvellement triennal du 8 janvier 1882, sénateur de la Seine-Inférieure, le 3e sur 4, par 469 voix sur 869 votants, il continua de siéger à droite, parla sur les questions militaires, et attaqua (avril 1888) la réduction du service à trois ans et la suppression des dispenses. Il s'est prononcé, en dernier lieu,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889),
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre la procédure de la haute cour contre le général Boulanger.

Chevalier de la Légion d'honneur du 4 mai 1841, officier du 26 mai 1857 et commandeur du 13 mars 1869.


Né le 28 janvier 1814 à Rouen (Seine-Inférieure), mort le 28 avril 1904 à Fécamp (Seine-Inférieure).

Représentant de la Seine-Inférieure de 1871 à 1876.


Sénateur de la Seine-Inférieure de 1876 à 1891.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 159.)

Les deux dernières années du mandat sénatorial du Rouennais Pierre Robert ne furent pas moins actives que ne l'avaient été les treize premières. Ainsi, l'année 1890, l'entendit-on parler sur des sujets aussi divers que les pensions proportionnelles à accorder aux officiers, certaines dispositions du code rural, la responsabilité des accidents du travail, l'aggravation des peines en cas de récidive, la réforme du service d'état-major, la répression des infractions qu'on disait alors « spéciales à l'indigénat » dans les communes mixtes d'Algérie, etc... Malgré tant de travail et d'études, en 1891, Robert ne sollicita pas le renouvellement de son mandat.

Il mourut le 28 avril 1904 à Fécamp à l'âge de 91 ans. Il avait été vice-président du Conseil général de la Seine-Inférieure et était commandeur de la Légion d'honneur et titulaire de la médaille coloniale.