Elie, Anne, Armand de Gontaut-Biron

1817 - 1890

Informations générales
  • Né le 9 novembre 1817 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 3 juin 1890 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Union des Droites

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 7 janvier 1882

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, sénateur de 1876 à 1882, né à Paris le 9 novembre 1817, mort à Paris le 3 juin 1890, il se tint à l'écart sous la monarchie de Juillet et sous le second Empire, s'occupa d'œuvres charitables, fut élu en 1861, malgré l'administration, conseiller général du canton de Morlaas (Basses-Pyrénées), et entra au parlement le 8 février 1871, élu représentant des Basses-Pyrénées à l'Assemblée nationale, le 7e sur 9, par 41,262 voix sur 61,049 votants et 110,425 inscrits.

Il prit place à droite, se fit inscrire aux réunions Colbert et des Réservoirs, vota

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,

et fut délégué (1871) par les royalistes, avec le comte de Maillé et le duc de la Rochefoucauld, près du comte de Chambord. La démarche échoua sur la question du drapeau.

Quelques mois après, M. de Gontaut-Biron était dans son château de Navailles (Basses-Pyrénées), lorsqu'un télégramme de M Thiers le manda « pour le service de l'Etat ». Celui-ci, qui avait reçu récemment du comte une lettre contenant des objections contre la proposition Rivet, avait été frappé de la forme à la fois précise et insinuante de cette protestation, et voulait offrir au signataire la délicate ambassade de Berlin. « De mon cœur et de mon esprit, a écrit depuis M. de Gontaut, surgissaient bien des révoltes contre une telle mission. Mais il s'agissait d'aider le chef de l'Etat à panser les plaies de « la noble blessée », je ne pouvais refuser. » Ses grandes façons, son tact, sa loyauté appréciée lui valurent à Berlin des égards personnels ; ce fut lui qui négocia, avant le terme fixé par le traité de Francfort, la libération du territoire (15 mars 1873) ; il fut promu, à cette occasion, grand-croix de la Légion d'honneur.

Ses fonctions diplomatiques ne lui permirent que de siéger à de rares intervalles à l'Assemblée nationale ; il vota cependant pour le septennat et contre la dissolution de l'Assemblée.

Le 30 janvier 1876, le département des Basses-Pyrénées l'élut sénateur, le 3e et dernier, par 417 voix sur 540 votants. Il siégea peu à la Chambre haute, et, lors de la chute du gouvernement du 16 mai, fut rappelé de l'ambassade de Berlin par le gouvernement républicain, qui combattit aussi sa réélection comme sénateur, au renouvellement triennal du 8 janvier 1882, et le fit échouer avec 231 voix sur 646 votants.

M. de Gontaut-Biron rentra dans la vie privée, et publia quelques articles remarqués dans le Correspondant, notamment (25 octobre 1889) contre l'alliance des monarchistes et des boulangistes.