Jean-Baptiste Payer

1818 - 1860

Informations générales
  • Né le 3 février 1818 à Asfeld (Ardennes - France)
  • Décédé le 5 septembre 1860 à Paris (Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Ardennes
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Ardennes
Groupe
Tiers-parti

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et 1849, né à Asfeld (Ardennes) le 3 février 1818, mort à Paris le 5 septembre 1860, il fit ses études au collège Saint-Louis à Paris, suivit ensuite, pour complaire à sa famille, les cours de la faculté de droit, et entra comme clerc dans une étude de notaire, qu'il quitta bientôt pour s'occuper de sciences.

Il fut reçu, en 1840, à la fois licencié en droit et docteur es-sciences naturelles. La même année, il obtint, avec dispense d'âge, le titre d'agrégé de facultés, et fut nommé (4 octobre 1840) professeur de géologie et de minéralogie à Rennes. En 1841, il devint maître de conférences à l'Ecole normale supérieure, et suppléa quelque temps M. de Mirbel dans sa chaire de la Sorbonne. Il se fit encore recevoir, vers cette époque, docteur en médecine, et maître en pharmacie.

Républicain très modéré, M. Payer fut attaché par Lamartine, après la révolution de février, au ministère des Affaires étrangères comme chef de cabinet. Puis il fut élu (23 avril 1848) représentant des Ardennes à l'Assemblée constituante, le 2e sur 8, par 46,646 voix (72,152 votants, 85,403 inscrits). M. Payer vota le plus souvent avec la droite :

- pour le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour la suppression de l'impôt du sel,
- contre l'amnistie,
- pour l'interdiction des clubs.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant du même département à l'Assemblée législative, le 4e sur 7, par 31,661 voix (64,318 votants, 89,708 inscrits), il opina en général avec le tiers-parti, et déposa (juillet 1851) un projet de révision de la Constitution dans le sens républicain, projet qui ne fut pas voté.

En 1852, il fut appelé, à la faculté des sciences, en remplacement d'Auguste de Saint-Hilaire, à la chaire d'organographie végétale, qui devint, après la mort d'Adrien de Jussieu, et par la réunion des deux cours, la chaire de botanique, et où M. Payer se fit remarquer par une rare facilité de parole et une élégante précision. Membre de l'Académie des sciences (1854), M. Payer a publié : Organogénie de la fleur (1859); Botanique cryptogamique, etc.