Augustin, Louis Pétiet

1784 - 1858

Informations générales
  • Né le 19 juillet 1784 à Rennes ( - France)
  • Décédé le 1er août 1858 à Paris (Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Nièvre
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 1er août 1858
Département
Nièvre
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1852 à 1858, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 19 juillet 1784, mort à Paris le 1er août 1858, fils de Claude Louis Pétiet qui avait été élu sous le Directoire, il s'engagea à 16 ans, et suivit son père en Italie où il devint, en 1802, sous-lieutenant au 10e hussards.

Il prit part aux campagnes de l'Empire, reçut la croix de la Légion d'honneur après Austerlitz, les épaulettes de capitaine après Eylau, et accompagna, comme aide de camp, le maréchal Soult en Espagne; il y fut grièvement blessé au siège de Badajoz. Il fit la campagne de Russie comme chef d'escadron, se distingua à Krasnoë, puis, l'année suivante, à Dresde, et, colonel, chef d'état-major de la cavalerie légère du 5e corps durant la campagne de 1814, fut deux fois blessé à Nangis.

Créé baron par Louis XVIII le 11 novembre 1814, il fit partie, aux Cent-Jours, de l'armée du Nord et, à Waterloo, reçut une nouvelle blessure en portant un ordre de l'empereur. Sans emploi à la seconde Restauration, il rentra dans l'administration de 1823 à 1830, comme directeur des archives au ministère de la Guerre.

En 1830, il concourut à l'expédition d'Alger dans l'état-major de M. de Bourmont, fut, à son retour, nommé général de brigade, commandant de l'Hérault (1832-1833), puis du Loiret, membre du comité supérieur de cavalerie, entra comme maître des requêtes au conseil d'Etat, et fut promu grand officier de la Légion d'honneur le 2 mai 1846.

Mis à la retraite en 1848, il se rallia à la politique du prince Louis-Napoléon, et fut élu député au Corps législatif dans la 1re circonscription de la Nièvre, comme candidat du gouvernement, le 29 février 1852, par 29,032 voix (33,871 votants, 48,174 inscrits), contre 4,249 à M. Achille Dufaud.

Réélu le 22 juin 1857, par 21,503 voix (28,055 votants, 44,495 inscrits), contre 6,447 à M. Bonabeau, il siégea dans la majorité impérialiste. Décédé en août 1858, il fut remplacé, le 21 novembre suivant, par M. de Montjoyeux.


On a de lui: Journal historique de la division de cavalerie légère d'armée pendant la campagne de 1814 en France (Paris, 1821); Journal historique de la 3e division de l'armée d'Afrique (1830-33); Souvenirs militaires de l'histoire contemporaine (1844); Pensées, maximes et réflexions (1851-1854); il a aussi collaboré à plusieurs journaux militaires, notamment au Spectateur militaire.