Félix, Marie Imbaud de la Rivoire de La Tourrette
1812 - 1886
Député de 1846 à 1848, représentant en 1850, député au Corps législatif de 1864 à 1870, né à Paris le 26 janvier 1812, mort à Tournon (Ardèche) le 18 juin 1886, « fils de Marie-Louis-Just-Antoine de la Rivoire, marquis de la Tourrette, et de Victoire Chaptal », petit-fils par sa mère du comte Chaptal, il fit de brillantes études au collège Henri IV, entra ensuite à l'Ecole de Saint-Cyr, et en sortit (1832) sous-lieutenant au 37e de ligne.
Démissionnaire (1839), il épousa, la même année, une nièce du colonel La Bédoyère et se retira dans ses propriétés de l'Ardèche. Le 1er août 1846, il se présenta à la députation dans le 2e collège de ce département (Tournon), et fut élu par 136 voix (202 votants, 220 inscrits), contre 64 à M. Chambaud. Il siégea au centre droit, et soutint la politique de Guizot.
En 1848, il fut nommé commandant de la garde nationale de Tournon, mais il échoua aux élections pour la Constituante. M. de la Tourrette ne fut nommé représentant de l'Ardèche que le 10 mars 1850, à l'Assemblée législative, par 37,549 voix (65,261 votants, 103,105 inscrits), contre 27,622 à M. Carnot, en remplacement de M. Rouveure, démissionnaire. Il prit place dans les rangs de la majorité, se montra très attaché à la politique du parti catholique, et vota pour la loi restrictive du suffrage universel.
Conseiller général de l'Ardèche pour le canton de Saint-Félicien (1852-1871), il se présenta, avec l'appui du clergé, aux élections du 29 février 1852, pour le Corps législatif, et échoua dans la 2e circonscription du département, avec 8,899 voix, contre 10,811 à M. Boissy d'Anglas, élu. Mais, après le décès de ce député, il fut élu, avec l'appui du gouvernement, le 24 juillet 1864, dans la 3e circonscription du même département, par 17,315 voix (28,932 votants, 37,499 inscrits), contre 11,618 à M. Chalamet, candidat de l'opposition.
Il siégea à droite jusqu'à la fin du règne et obtint encore le renouvellement de son mandat aux élections de 1869, toujours comme candidat officiel, au deuxième tour de scrutin, avec 18,985 voix (31,355 votants, 40,247 inscrits), contre 12,285 à M. Hérold, de l'opposition. La gauche attaqua vivement cette élection, que M. de la Tourrette défendit en déclarant qu'il représentait particulièrement l'opinion catholique. Il se montra constamment opposé, au Corps législatif, à toute concession au libéralisme parlementaire.
La révolution de 1870 le rendit à la vie privée. Candidat à la députation dans la 1re circonscription de Tournon le 20 février 1876, il échoua avec 7,394 voix, contre 9,114 à l'élu républicain, M. Seignobos. Chevalier de la Légion d'honneur (1860).
Date de mise à jour: novembre 2016