Jean-Baptiste Maurat-Ballange

1796 - 1868

Informations générales
  • Né le 13 mars 1796 à La croix (Haute-Vienne - France)
  • Décédé le 24 juin 1868 à Bellac (Haute-Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Haute-Vienne
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Haute-Vienne
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Haute-Vienne
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Haute-Vienne
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1839 à 1848, représentant du peuple en 1848, né à la Croix (Haute-Vienne) le 13 mai 1796, mort à Bellac (Haute-Vienne), le 24 juin 1868, il était avocat à Bellac, conseiller général, et connu pour ses opinions libérales, lorsqu'il fut élu député du 3e collège de la Haute-Vienne (Bellac), le 2 mars 1839, par 152 voix (294 votants).

Il prit place au centre gauche et vota avec l'opposition dynastique. Successivement réélu, le 9 juillet 1842, par 164 voix (308 votants, 348 inscrits), contre 94 voix à M. Tascher, et, le 1er août 1846, par 165 voix (310 votants, 346 inscrits), contre 95 voix à M. de Flers et 48 à M. de Montbron, il passa à l'extrême-gauche, parla sur la réalisation des promesses de la Charte, sur le soulagement des classes pauvres, sur l'embrigadement des gardes champêtres, et vota:

- contre la dotation du duc de Nemours,
- pour les incompatibilités,
- pour l'adjonction des capacités,
- contre l'indemnité Pritchard.

Il présida le banquet réformiste de Rochechouart.

Le gouvernement provisoire le nomma commissaire dans la Haute-Vienne, mais il ne remplit ces fonctions que quelques jours, et se fit élire, le 23 avril 1848, représentant de la Haute-Vienne à l'Assemblée Constituante, le 2e sur 8, par 43,511 voix, (61,130 votants, 82,272 inscrits). Il fit partie du comité de la justice, et vota presque constamment avec la droite,

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'impôt progressif,
- pour l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour la proposition Rateau,
- contre la demande de mise en accusation du président et de ministres.

Il ne fut pas porté candidat à la Législative, et quitta la vie politique.