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Dates | Président du Conseil | Ministre de la Guerre | Ministre de l'Armement |
26 août 1914-28 octobre 1915 | René Viviani | Alexandre Millerand | |
29 octobre 1915-12 décembre 1916 | Aristide Briand | Général Gallieni | |
12 décembre 1916-21 mars 1917 | Aristide Briand | Général Lyautey | Albert Thomas |
21 mars 1917-12 septembre 1917 | Alexandre Ribot | Paul Painlevé | Albert Thomas |
Aucun des gouvernements n’a été mis en minorité mais le sentiment d’une perte de confiance, sensible au sein des commissions et en séance publique, a incité les présidents du Conseil à présenter leur démission.
Après le départ d'Alexandre Millerand du ministère de la Guerre, le nouveau président du Conseil Aristide Briand tente de rétablir l’autorité du gouvernement sur le haut-commandement. Il nomme des généraux ministres de la Guerre et en décembre 1916, au début de son second cabinet, il parvient à évincer Joffre. Au même moment, il crée, sur le modèle du War Cabinet britannique, un cabinet de Guerre restreint aux principaux ministres, chargé de la conduite de la guerre.
Mais lorsque Briand demande l’autorisation de légiférer par décrets‑lois, il se heurte à la Chambre qui refuse d’abandonner ses prérogatives. Le rapport présenté par le député Maurice Viollette insiste sur la qualité et la rapidité du travail législatif de la Chambre qui a adopté 248 textes entre janvier 1915 et décembre 1916.
Ces lois concernent au premier chef la défense nationale :
- lois sur le recrutement des classes 1916, 1917 et 1918,
- loi du 8 avril 1915 instituant la Croix de Guerre,
- loi du 17 août 1915 sur la répartition et l’utilisation des troupes, dite loi Dalbiez, du nom de son rapporteur.
De nombreuses lois sont dictées par la mise en état de guerre du pays : transport, agriculture, hygiène, industrie, assistance sociale, état civil et famille (par exemple, la loi du 4 avril 1915 permettant le mariage par procuration des militaires et des marins présents sous les drapeaux).